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Selon les résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a pris 21,03 points à 18.868,69 points, son plus haut niveau à la clôture après avoir battu son record en séance peu après l'ouverture.

En revanche, le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé de 0,36% et perdu 18,72 points à 5.218,40 points. L'indice élargi S&P500 a également perdu 0,25 point, soit 0,01% à 2.164,20 points.

"Je ne suis pas surpris de voir tout monde reprendre son souffle", a commenté Nicholas Colas de Convergex. Le Dow Jones, dopé par l'élection américaine, avait signé la semaine passée sa meilleure performance hebdomadaire depuis près de cinq ans, prenant 5,36%.

"Nous avons eu des mouvements importants sur les marchés et les investisseurs semblent prendre un peu de recul et creuser les fondamentaux", a ajouté Nicholas Colas.

Ils continuaient de s'orienter vers les titres des entreprises dont les profits pourraient être gonflés par les propositions de Donald Trump ou vers ceux qui ne sont plus pénalisés par la perspective d'une présidence Clinton.

"La finance, la santé et les infrastructures sont les trois secteurs que les investisseurs voient comme les plus susceptibles de bénéficier d'une présidence Trump", a détaillé Michael James de Wedbush Securities.

A l'inverse, l'indice Nasdaq a souffert de la faiblesse des grands groupes technologiques qui avaient eu jusque là les faveurs des investisseurs.

"Il faut bien que l'argent vienne de quelque part (...) et il semble qu'il vienne des valeurs technologiques", a expliqué Nicholas Colas.

Plus largement, les investisseurs ont délaissé en masse les obligations d'Etat au profit des marchés d'actions. Ce phénomène se poursuivait dans une moindre mesure lundi puisque le marché obligataire restait en baisse, après avoir été fermé vendredi.

Vers 21H20 GMT (22H20 en Belgique), le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,238% contre 2,136% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,989% contre 2,950% précédemment.

Concernant la politique monétaire, plusieurs hauts responsables de la Banque centrale américaine (Fed) devaient s'exprimer cette semaine avec comme point d'orgue la première intervention depuis l'élection de la présidente de la Fed, Janet Yellen, devant le Congrès jeudi.

Les cours pétroliers ont légèrement baissé lundi à l'issue d'une séance agitée pendant laquelle ils sont tombés au plus bas depuis août face à la force du dollar et aux incertitudes sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a cédé neuf cents à 43,32 dollars sur le contrat pour livraison en décembre sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, a reculé de 32 cents à 44,43 dollars sur le contrat pour livraison en janvier sur l'International Exchange (ICE).