Hausse du précompte mobilier, tergiversations sur une diminution de l'Isoc (impôt des sociétés), annonce incertaine d'une taxe sur les plus-values spéculatives, volonté de supprimer certaines niches fiscales... Pour le SDI, la Belgique est devenue en quelques années le royaume de l'instabilité fiscale.

Mi-octobre, le gouvernement fédéral a approuvé son budget 2016 et 2017 ainsi qu'une série de réformes structurelles, mais les discussions doivent se poursuivre sur la réforme de l'impôt des sociétés et la taxation des plus-values notamment.

"Il semble acquis que la réforme de l'Isoc, tant attendue, va consister à baisser le taux entre 20 et 25% et à compenser cette baisse en élargissant la base imposable par la suppression de nombreuses niches fiscales et en réduisant certaines aides fiscales aux entreprises", estime le SDI.

"C'est l'éternelle politique du donnant-donnant où le gouvernement fait un pas dans la bonne direction mais recule en arrière au même moment, ce qui restera insuffisant pour combler le handicap fiscal dont souffrent depuis de nombreuses années les entreprises belges", conclut le communiqué.