Après des reculs en série en Asie, Tokyo faisant toutefois exception grâce à l'affaiblissement du yen et au décollage de SoftBank Group, l'Europe avait mis le cap au rouge aussi.

Mais la pression s'est allégée quand la Réserve fédérale américaine a présenté à la mi-journée tout une série de mesures permettant à un large éventail d'entreprises d'accéder à de l'argent frais pour survivre aux "graves bouleversements" économiques provoqués par le nouveau coronavirus.

La Fed a rappelé qu'elle ferait tout pour aider les marchés à continuer à fonctionner, et lancé un nouveau programme de 300 milliards de dollars d'aides pour "soutenir le flux de crédit aux employeurs, aux consommateurs et aux entreprises".

Et elle a aussi promis de mettre "bientôt en place un programme de prêts aux petites et moyennes entreprises" qui constituent l'essentiel du tissu économique américain.

Résultat vers 13H40 (11H20 GMT), Paris réduisait grandement ses pertes (-0,69%) après être brièvement passé dans le vert. Francfort prenait 0,94% et Londres refluait de 1,45%. Milan reculait de 0,27% et Madrid de 0,36%.

Et l'horizon s'annonçait plus dégagé aussi outre-Atlantique. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average montait de 2,39%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 2,48% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 3,10%.

"L'approfondissement de la crise sanitaire" et "l'absence de plan de secours américain" ont pesé lourdement sur les actions dans la matinée, a résumé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Côté changes, l'euro a grimpé temporairement de plus de 1% face au dollar lundi après l'annonce de nouvelles mesures par la Réserve fédérale américaine et alors qu'il était tombé à un nouveau plus bas en trois ans en début de séance. Vers 12H40 GMT (13H40 à Paris), l'euro gagnait 0,65% face au billet vert, à 1,0756 dollar, après être tombé en début d'échanges à 1,0636 dollar, un niveau plus vu depuis avril 2017.

Les cours du pétrole, en recul en début de séance européenne, se sont, eux, un peu redressés. Le baril de WTI, référence américaine est repassé dans le vert (+1,63%) et le Brent limitait ses pertes (-2,52%)

Si l'annonce de la Fed apaise autant c'est aussi parce que les tensions qui s'exercent sur les entreprises figurent en tête des préoccupations.

Et la série d'avertissements sur résultats ou de mesures d'économies drastiques, comme à Paris pour TF1, Saint-Gobain, Airbus, Vinci, Total, Kering, est venu en témoigner ce matin.

Le transporteur aérien Singapour Airlines a également annoncé garder au sol la majorité de sa flotte jusque fin avril, ajoutant faire face au plus grand défi de son existence.

L'accès au crédit sur le marché de la dette pour les entreprises les plus vulnérables est en particulier très surveillé.

C'est ce qu'"il faut regarder en priorité" car s'y manifeste "la crainte de voir des faillites arriver aux Etats-Unis", a noté Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

"Nous avons un édifice qui s'est affaissé très fortement et là nous sommes en train d'injecter du béton sous l'édifice", a-t-il ajouté, en estimant que "la question est désormais de savoir à quel moment les parties monétaire, budgétaire et sanitaire permettront d'arriver à un produit global qui redevient positif pour les marchés".

Après des reculs en série en Asie, Tokyo faisant toutefois exception grâce à l'affaiblissement du yen et au décollage de SoftBank Group, l'Europe avait mis le cap au rouge aussi.Mais la pression s'est allégée quand la Réserve fédérale américaine a présenté à la mi-journée tout une série de mesures permettant à un large éventail d'entreprises d'accéder à de l'argent frais pour survivre aux "graves bouleversements" économiques provoqués par le nouveau coronavirus.La Fed a rappelé qu'elle ferait tout pour aider les marchés à continuer à fonctionner, et lancé un nouveau programme de 300 milliards de dollars d'aides pour "soutenir le flux de crédit aux employeurs, aux consommateurs et aux entreprises".Et elle a aussi promis de mettre "bientôt en place un programme de prêts aux petites et moyennes entreprises" qui constituent l'essentiel du tissu économique américain.Résultat vers 13H40 (11H20 GMT), Paris réduisait grandement ses pertes (-0,69%) après être brièvement passé dans le vert. Francfort prenait 0,94% et Londres refluait de 1,45%. Milan reculait de 0,27% et Madrid de 0,36%.Et l'horizon s'annonçait plus dégagé aussi outre-Atlantique. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average montait de 2,39%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 2,48% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 3,10%."L'approfondissement de la crise sanitaire" et "l'absence de plan de secours américain" ont pesé lourdement sur les actions dans la matinée, a résumé David Madden, un analyste de CMC Markets.Côté changes, l'euro a grimpé temporairement de plus de 1% face au dollar lundi après l'annonce de nouvelles mesures par la Réserve fédérale américaine et alors qu'il était tombé à un nouveau plus bas en trois ans en début de séance. Vers 12H40 GMT (13H40 à Paris), l'euro gagnait 0,65% face au billet vert, à 1,0756 dollar, après être tombé en début d'échanges à 1,0636 dollar, un niveau plus vu depuis avril 2017.Les cours du pétrole, en recul en début de séance européenne, se sont, eux, un peu redressés. Le baril de WTI, référence américaine est repassé dans le vert (+1,63%) et le Brent limitait ses pertes (-2,52%)Si l'annonce de la Fed apaise autant c'est aussi parce que les tensions qui s'exercent sur les entreprises figurent en tête des préoccupations.Et la série d'avertissements sur résultats ou de mesures d'économies drastiques, comme à Paris pour TF1, Saint-Gobain, Airbus, Vinci, Total, Kering, est venu en témoigner ce matin.Le transporteur aérien Singapour Airlines a également annoncé garder au sol la majorité de sa flotte jusque fin avril, ajoutant faire face au plus grand défi de son existence.L'accès au crédit sur le marché de la dette pour les entreprises les plus vulnérables est en particulier très surveillé.C'est ce qu'"il faut regarder en priorité" car s'y manifeste "la crainte de voir des faillites arriver aux Etats-Unis", a noté Alexandre Baradez, un analyste de IG France."Nous avons un édifice qui s'est affaissé très fortement et là nous sommes en train d'injecter du béton sous l'édifice", a-t-il ajouté, en estimant que "la question est désormais de savoir à quel moment les parties monétaire, budgétaire et sanitaire permettront d'arriver à un produit global qui redevient positif pour les marchés".