"Je veux explorer toutes les voies disponibles pour lutter contre le changement climatique", a-t-elle déclaré au Financial Times dans une interview vidéo, ajoutant qu'"en fin de compte, l'argent parle".

Il était déjà acquis que le combat contre le changement climatique aurait sa place dans la future stratégie de la politique monétaire de la BCE, un chantier lancé en début d'année et qui a été retardé pour cause de pandémie de nouveau coronavirus.

Mais "c'est la première fois" que Mme Lagarde s'avance ainsi "en parlant de toutes les opérations" de l'institution pouvant être verdies, confirme une porte-parole de la BCE, ainsi que l'a écrit le FT.

Une piste, évoquée depuis par les analystes, consisterait à "verdir" les rachats d'obligations publiques et privées, le fameux "QE" par lequel la BCE a engagé plus de 2.600 milliards d'euros depuis 2015 pour soutenir l'économie, en l'orientant vers des obligations respectant des critères environnementaux.

La Française a relancé sa vision d'une politique monétaire verte au moment où "certains pouvaient croire que la lutte contre le changement climatique serait remise à plus tard à cause de la pandémie du coronavirus", selon cette porte-parole de la BCE.

L'euro s'affirme déjà comme la première devise mondiale dans les émissions d'obligations vertes, renforçant sa place comme monnaie de choix pour la finance responsable, selon un rapport publié en juin par la Banque centrale européenne.

Mme Lagarde a en outre appelé en juin la Commission européenne à poursuivre son chantier en vue d'une nomenclature ou "taxonomie" permettant d'identifier les projets pouvant recevoir un label "vert" ou non, ce qui soulève encore des difficultés politiques.

"Je veux explorer toutes les voies disponibles pour lutter contre le changement climatique", a-t-elle déclaré au Financial Times dans une interview vidéo, ajoutant qu'"en fin de compte, l'argent parle". Il était déjà acquis que le combat contre le changement climatique aurait sa place dans la future stratégie de la politique monétaire de la BCE, un chantier lancé en début d'année et qui a été retardé pour cause de pandémie de nouveau coronavirus. Mais "c'est la première fois" que Mme Lagarde s'avance ainsi "en parlant de toutes les opérations" de l'institution pouvant être verdies, confirme une porte-parole de la BCE, ainsi que l'a écrit le FT. Une piste, évoquée depuis par les analystes, consisterait à "verdir" les rachats d'obligations publiques et privées, le fameux "QE" par lequel la BCE a engagé plus de 2.600 milliards d'euros depuis 2015 pour soutenir l'économie, en l'orientant vers des obligations respectant des critères environnementaux. La Française a relancé sa vision d'une politique monétaire verte au moment où "certains pouvaient croire que la lutte contre le changement climatique serait remise à plus tard à cause de la pandémie du coronavirus", selon cette porte-parole de la BCE. L'euro s'affirme déjà comme la première devise mondiale dans les émissions d'obligations vertes, renforçant sa place comme monnaie de choix pour la finance responsable, selon un rapport publié en juin par la Banque centrale européenne. Mme Lagarde a en outre appelé en juin la Commission européenne à poursuivre son chantier en vue d'une nomenclature ou "taxonomie" permettant d'identifier les projets pouvant recevoir un label "vert" ou non, ce qui soulève encore des difficultés politiques.