En 2012, la Belgique, la France et le Luxembourg avaient donné des garanties d'Etat pour accompagner le démantèlement de Dexia. Ces garanties courent jusqu'à la fin 2021. Grâce à ce mécanisme, les trois pays peuvent garantir un montant maximal de 85 milliards d'euros.

En février dernier, la Belgique et la France avaient informé la Commission qu'elles souhaitaient prolonger les garanties de dix ans, jusqu'à la fin de l'année 2031, afin de poursuivre la procédure de résolution ordonnée de la banque. Le Luxembourg n'y participe plus.

Ces garanties sont un héritage de la crise financière. Après un premier sauvetage en 2008, la banque s'était à nouveau effondrée à l'automne 2011 à la suite de la crise de la dette en Europe. Le gouvernement Leterme avait alors nationalisé la banque belge, qui a fait place à l'actuelle Belfius, et la société cotée en bourse Dexia est devenue une banque résiduelle.