Vers 08h55 GMT (10h55 à Paris), la monnaie européenne perdait 0,10% face au billet vert, à 1,1140 dollar. Vers 07h30 GMT, elle est tombée à 1,1127 dollar, son plus bas niveau depuis la fin mai.

"L'évolution de l'euro a court terme dépend de ce que la BCE fera demain", a souligné Konstantinos Anthis, analyste pour ADS Securities, qui table sur un discours accommodant.

La BCE pourrait en effet envoyer des signaux sur un futur assouplissement monétaire afin de stimuler l'économie. Cela aurait également pour effet de rendre l'euro moins rémunérateur et donc moins attractif pour les cambistes.

De plus, "le déclin du PMI composite de la zone euro en juillet renforce l'hypothèse que la BCE assouplisse sa politique" monétaire, a souligné Jack Allen-Reynolds, analyste pour Capital Economics.

La croissance de l'activité privée dans la zone euro a atteint son niveau le plus bas depuis trois mois en juillet, selon la première estimation de l'indice du cabinet Markit, publiée mercredi. Il s'est affiché à 51,5 points contre 52,2 le mois précédent et 52,1 points attendus par les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset.

En Allemagne, l'indice concernant le secteur manufacturier s'est élevé à 43,1 points, bien en dessous des attentes des analystes. A sa publication, l'euro s'est soudainement affaibli face au dollar.

A l'inverse, "une explication généralement invoquée pour expliquer la force du dollar est la solidité de la croissance américaine comparée à d'autres pays", a expliqué Thu Lan Nguyen, analyste pour Commerzbank.

"Les données économiques américaines les plus récentes ont surpris dans le bon sens", a-t-il ajouté.