Les faits que la justice lui reprochait datent de la période 1989-1922, quand il présidait le comité de direction du Crédit Lyonnais Belgique. La Banque proposait à ses gros clients des "montages clé sur porte" pour "nettoyer d'énormes montants de base imposable". La fraude, à laquelle ont participé une dizaine de banques, aurait permis de soustraire 400 millions d'euros au fisc. La reconnaissance de culpabilité d'Alfred Bouckaert ouvre la voie à l'Etat belge pour tenter de récupérer une partie de ces montants au civil. L'ancien patron de Belfius n'a écopé d'aucune peine, le caractère exceptionnel du dépassement du délai raisonnable étant tel qu'il serait indécent de décider autre chose qu'une simple déclaration de culpabilité, peut-on lire dans le jugement.