Auditionné en mai 2016 dans le cadre de la commission spéciale sur la première livraison des Panama Papers, l'ancien patron d'ING Belgique Rik Vandenberghe avait affirmé que la banque ne souhaitait pas collaborer avec des constructions offshore visant à éluder l'impôt, et qu'elle n'avait pas de contacts avec des structures dans des paradis fiscaux.

Il ressort aujourd'hui qu'ING Belgique apparaît à 965 reprises dans la nouvelle fuite de Panama Papers. Au moins 25 sociétés offshore sont connectés à la succursale "ING Belgium, Geneva branch", qu'ING Belgique assume juridiquement.

Certaines sociétés offshore ont été liquidées ou abandonnées, mais d'autres structures exotiques sont toujours actives.

Dans la majorité des cas, les clients derrière ceux-ci sont des Russes fortunés et actifs dans le gaz et le pétrole, un secteur considéré par le régulateur bancaire néerlandais comme présentant des risques élevés de corruption ou de blanchiment.