Face à un marché immobilier qui continue de tourner à plein régime, la Banque nationale de Belgique (BNB) veut en effet refroidir la machine du crédit. Pour ce faire, elle songe à imposer aux banques, qu'elle juge trop " souples " dans l'octroi de prêts hypothécaires, de nouv...

Face à un marché immobilier qui continue de tourner à plein régime, la Banque nationale de Belgique (BNB) veut en effet refroidir la machine du crédit. Pour ce faire, elle songe à imposer aux banques, qu'elle juge trop " souples " dans l'octroi de prêts hypothécaires, de nouvelles obligations en capital. Histoire de serrer la vis sur le terrain notamment de la quotité, c'est-à-dire du montant emprunté par rapport à la valeur du bien. Dans un bref communiqué, la vénérable institution du boulevard de Berlaimont indique qu'une mesure complémentaire de mise en réserve de fonds propres additionnels par rapport au portefeuille de crédit s'avère " nécessaire pour protéger, aujourd'hui comme demain, le système financier de notre pays contre des risques ou chocs éventuels " et que cette mesure devrait s'appliquer à partir de 2020. La raison de ce nouveau tour de vis ? L'environnement de taux très bas, bien sûr, qui pousse les banques à faire du volume pour compenser des marges plus faibles et donc à octroyer peut-être un peu trop de crédits. L'an dernier, malgré les recommandations de la BNB, ces institutions ont continué à prêter à un rythme élevé, aux alentours de 6 %, accordant des nouveaux crédits pour un montant record de 34 milliards d'euros.