Cette pénalité financière fait partie d'un accord conclu avec quatre autorités, qui accusaient la banque française d'avoir effectué des transactions en dollars entre 2003 et 2008 au nom d'entités et de personnes frappées par les sanctions économiques imposées par Washington.

"Crédit Agricole s'est engagé dans une série de procédés pour contourner les sanctions américaines et tromper les régulateurs", avance le patron des services financiers de New York (DFS) Anthony Albanese, cité dans le communiqué.

A la différence de sa compatriote BNP Paribas en 2014, Crédit Agricole échappe à un "plaider coupable" et solde ce litige par un "deferred prosecution agreement", c'est-à-dire un arrangement selon lequel la banque reconnaît des éléments et s'engage à ne plus commettre d'infractions similaires.

La banque va renforcer ses procédures de contrôle. En échange, les autorités devraient renoncer à la poursuivre au pénal, ce qui va lui permettre de poursuivre normalement certaines activités comme gérer des actifs pour les fonds de pension.

Crédit Agricole (CASA) a "accepté les demandes de ses clients pour dissimuler leurs identités", fustige le régulateur, qui a la haute main sur les institutions financières opérant à New York.

L'un des clients en question, dont les régulateurs ne dévoilent pas l'identité, aurait par exemple décrit la crise au Darfour (Soudan) comme une "exagération des médias".

Les opérations litigieuses, d'un montant total dépassant les 32 milliards de dollars, ont été effectuées par les antennes londonienne, parisienne, singapourienne, hong-kongaise et genevoise de Crédit Agricole CIB, la banque de financement et d'investissement du groupe.

Cette pénalité financière fait partie d'un accord conclu avec quatre autorités, qui accusaient la banque française d'avoir effectué des transactions en dollars entre 2003 et 2008 au nom d'entités et de personnes frappées par les sanctions économiques imposées par Washington."Crédit Agricole s'est engagé dans une série de procédés pour contourner les sanctions américaines et tromper les régulateurs", avance le patron des services financiers de New York (DFS) Anthony Albanese, cité dans le communiqué.A la différence de sa compatriote BNP Paribas en 2014, Crédit Agricole échappe à un "plaider coupable" et solde ce litige par un "deferred prosecution agreement", c'est-à-dire un arrangement selon lequel la banque reconnaît des éléments et s'engage à ne plus commettre d'infractions similaires.La banque va renforcer ses procédures de contrôle. En échange, les autorités devraient renoncer à la poursuivre au pénal, ce qui va lui permettre de poursuivre normalement certaines activités comme gérer des actifs pour les fonds de pension.Crédit Agricole (CASA) a "accepté les demandes de ses clients pour dissimuler leurs identités", fustige le régulateur, qui a la haute main sur les institutions financières opérant à New York.L'un des clients en question, dont les régulateurs ne dévoilent pas l'identité, aurait par exemple décrit la crise au Darfour (Soudan) comme une "exagération des médias".Les opérations litigieuses, d'un montant total dépassant les 32 milliards de dollars, ont été effectuées par les antennes londonienne, parisienne, singapourienne, hong-kongaise et genevoise de Crédit Agricole CIB, la banque de financement et d'investissement du groupe.