Le confinement a eu des conséquences économiques jamais vues depuis la Deuxième Guerre mondiale ou les années 1920, a résumé le gouverneur de la BNB, Pierre Wunsch, lors d'une conférence de presse par vidéo-conférence. Le produit intérieur brut devrait reculer de 9% en 2020, voire jusqu'à 13,4% en cas de violente deuxième vague de l'épidémie.

Selon le scénario "modéré" - et toujours très incertain, souligne la Banque -, le retour à des niveaux proches de début 2019 n'aura pas lieu avant fin 2022, soit trois années de croissance perdues. Entre-temps, le déficit budgétaire annuel aura successivement atteint 10,6%, 6,1% et 5,9% du PIB, et la dette publique aura explosé de 20 points de pourcentage.

Depuis le début de la crise, le nombre de chômeurs a augmenté de 186.000 unités, constate la Banque nationale. Et si certains secteurs ont pu tirer leur épingle du jeu, il est loin d'être acquis que les personnes ayant perdu leur emploi dans l'industrie ou l'horeca puisse y trouver leur place, souligne M. Wunsch.

En matière de reprise, la consommation des ménages se rétablit plus vite que les investissements des entreprises, mais à un rythme encore assez faible, relève la BNB. Elle avance trois éléments d'explication: les consommateurs ont peur du virus, peur pour leur avenir ou n'ont tout simplement pas envie de dépenser leur argent dans les conditions actuelles (files, masques...).

Pourtant, le porte-feuille des Belges a été, en moyenne, peu touché par la crise, selon la Banque nationale. Les ménages ont vu leur revenu primaire baisser de 5 milliards d'euros (-2%), mais leur pouvoir d'achat est "intact". Les entreprises ont elles enregistré une perte de 8 milliards d'euros (-10%) et les pouvoirs publics de 34 milliards.

Les mesures de soutien prises pour éviter l'effondrement de l'économie ont été positives, estime le gouverneur de la BNB. Mais elles ont un coût que les finances de l'Etat ne pourront pas assumer structurellement. Elles doivent donc être ciblées et suspendues dès que possible, préconise Pierre Wunsch.

Concernant la relance, le gouverneur n'est pas favorable à la mise en place d'incitants. "Du côté des ménages, il y a du revenu, ce n'est pas un manque de demande au sens classique du terme. Et 'arroser' les entreprises ne servirait à rien tant qu'il n'y a pas de reprise de la demande extérieure."

Le confinement a eu des conséquences économiques jamais vues depuis la Deuxième Guerre mondiale ou les années 1920, a résumé le gouverneur de la BNB, Pierre Wunsch, lors d'une conférence de presse par vidéo-conférence. Le produit intérieur brut devrait reculer de 9% en 2020, voire jusqu'à 13,4% en cas de violente deuxième vague de l'épidémie. Selon le scénario "modéré" - et toujours très incertain, souligne la Banque -, le retour à des niveaux proches de début 2019 n'aura pas lieu avant fin 2022, soit trois années de croissance perdues. Entre-temps, le déficit budgétaire annuel aura successivement atteint 10,6%, 6,1% et 5,9% du PIB, et la dette publique aura explosé de 20 points de pourcentage. Depuis le début de la crise, le nombre de chômeurs a augmenté de 186.000 unités, constate la Banque nationale. Et si certains secteurs ont pu tirer leur épingle du jeu, il est loin d'être acquis que les personnes ayant perdu leur emploi dans l'industrie ou l'horeca puisse y trouver leur place, souligne M. Wunsch. En matière de reprise, la consommation des ménages se rétablit plus vite que les investissements des entreprises, mais à un rythme encore assez faible, relève la BNB. Elle avance trois éléments d'explication: les consommateurs ont peur du virus, peur pour leur avenir ou n'ont tout simplement pas envie de dépenser leur argent dans les conditions actuelles (files, masques...). Pourtant, le porte-feuille des Belges a été, en moyenne, peu touché par la crise, selon la Banque nationale. Les ménages ont vu leur revenu primaire baisser de 5 milliards d'euros (-2%), mais leur pouvoir d'achat est "intact". Les entreprises ont elles enregistré une perte de 8 milliards d'euros (-10%) et les pouvoirs publics de 34 milliards. Les mesures de soutien prises pour éviter l'effondrement de l'économie ont été positives, estime le gouverneur de la BNB. Mais elles ont un coût que les finances de l'Etat ne pourront pas assumer structurellement. Elles doivent donc être ciblées et suspendues dès que possible, préconise Pierre Wunsch. Concernant la relance, le gouverneur n'est pas favorable à la mise en place d'incitants. "Du côté des ménages, il y a du revenu, ce n'est pas un manque de demande au sens classique du terme. Et 'arroser' les entreprises ne servirait à rien tant qu'il n'y a pas de reprise de la demande extérieure."