Voici une quinzaine de jours, KBC, la deuxième banque du pays, et l'une des plus rentables en Europe, annonçait la suppression (sans licenciements secs mais en jouant sur les départs naturels) de 1.400 postes en trois ans. Un exercice de communication délicat que son CEO, Johan Thijs, a réussi à résumer en une phrase choc : " Nous ne voulons pas devenir le Nokia des banques ! " Traduction : KBC se porte bien mais ne peut pas se permettre de se reposer sur ses lauriers. La majorité des Belges se tournent aujourd'hui vers leur smartphone plutôt que vers leur agence pour gérer leurs petits soucis d'argent. Et pour ne pas connaître le même sort que l'ancien numéro un mondial des téléphones portables, il faut continuer à innover, à aller plus vite. Tout simplement parce que les clients (c'est-à-dire nous tous) eux aussi, bougent plus vite. Impatients, ils veulent tout en deux ou trois clics. Et si KBC, mais aussi toutes les autres banques, a besoin de moins de personnel aujourd'hui qu'hier, c'est donc à cause d'eux, à cause de leurs nouveaux modes de consommation, a plaidé en substance Johan Thijs pour justifier la réorganisation.
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