L'affaire paraît si intéressante que les bureaux de l'Agence sont submergés de coups de fils. "J'ai même reçu des appels de journalistes néerlandais" indique Jean Deboutte, porte-parole de l'Agence. "Les taux belges sont particulièrement attractifs pour les Néerlandais, car les titres publics y sont moins bien rémunérés." Il faut dire que l'appel du Premier ministre, Yves Leterme, a donné de la publicité à ce produit d'épargne qui est habituellement modérément promu.

Les pouvoirs publics belges ne visent plus guère les particuliers. Ils l'ont fait dans les années 90' avec les grands emprunts Philippe (prénom du ministre des Finances, Philippe Maystadt), qui offraient jusqu'à 10% d'intérêt. Depuis lors, ils ont privilégiés l'émission d'obligations linéaires, aux enchères, auprès d'investisseurs institutionnels, qui ont jusqu'ici permis un financement bon marché.

Les bons d'états ont été créés pour les particuliers, mais ne représentent, pour 2011, que 305 millions d'euros sur un total d'émission publiques fédérales de plus de 38 milliards d'euros, soit moins d'un pourcent. Le résultat de l'émission des bons d'Etat du 4 décembre pourraient augmenter cette proportion.

Cet intérêt contraste avec les soucis rencontré sur les marchés secondaires des obligations, où les valeurs publiques belges ont dépassé les 5% (OLO à 10 ans). L'Agence s'apprête du reste à émettre lundi 28 décembre une dernière série d'OLO, pour un montant espéré de 1,5 milliard d'euros, afin de clôturer le programme de 2011. Cette émission sera fort observée. Il faudra adapter le taux en fonction des marchés secondaires, ce qui, pour l'heure, placerait un OLO à 10 ans vers les 5%, alors que la dernière émission fin octobre s'est faite à 4,25%

Robert van Apeldoorn

L'affaire paraît si intéressante que les bureaux de l'Agence sont submergés de coups de fils. "J'ai même reçu des appels de journalistes néerlandais" indique Jean Deboutte, porte-parole de l'Agence. "Les taux belges sont particulièrement attractifs pour les Néerlandais, car les titres publics y sont moins bien rémunérés." Il faut dire que l'appel du Premier ministre, Yves Leterme, a donné de la publicité à ce produit d'épargne qui est habituellement modérément promu. Les pouvoirs publics belges ne visent plus guère les particuliers. Ils l'ont fait dans les années 90' avec les grands emprunts Philippe (prénom du ministre des Finances, Philippe Maystadt), qui offraient jusqu'à 10% d'intérêt. Depuis lors, ils ont privilégiés l'émission d'obligations linéaires, aux enchères, auprès d'investisseurs institutionnels, qui ont jusqu'ici permis un financement bon marché. Les bons d'états ont été créés pour les particuliers, mais ne représentent, pour 2011, que 305 millions d'euros sur un total d'émission publiques fédérales de plus de 38 milliards d'euros, soit moins d'un pourcent. Le résultat de l'émission des bons d'Etat du 4 décembre pourraient augmenter cette proportion. Cet intérêt contraste avec les soucis rencontré sur les marchés secondaires des obligations, où les valeurs publiques belges ont dépassé les 5% (OLO à 10 ans). L'Agence s'apprête du reste à émettre lundi 28 décembre une dernière série d'OLO, pour un montant espéré de 1,5 milliard d'euros, afin de clôturer le programme de 2011. Cette émission sera fort observée. Il faudra adapter le taux en fonction des marchés secondaires, ce qui, pour l'heure, placerait un OLO à 10 ans vers les 5%, alors que la dernière émission fin octobre s'est faite à 4,25% Robert van Apeldoorn