Selon les calculs de l'économiste, les banques belges (Belfius, KBC, Argenta, Axa Banque, Dexia et Bank of New York Mellon) sont, avec un coefficient moyen de 18,77 % (CET1, noyau durs des fonds propres), celles en Europe dont les actifs pondérés par le risque sont les mieux couverts par des fonds propres, avec des ratios de so...

Selon les calculs de l'économiste, les banques belges (Belfius, KBC, Argenta, Axa Banque, Dexia et Bank of New York Mellon) sont, avec un coefficient moyen de 18,77 % (CET1, noyau durs des fonds propres), celles en Europe dont les actifs pondérés par le risque sont les mieux couverts par des fonds propres, avec des ratios de solvabilité très largement supérieurs aux minima requis. Des banques de détail actives en Belgique, c'est Argenta qui, selon Eric Dor, est la mieux capitalisée. Il observe également que les très grandes banques étrangères actives chez nous - BNP Paribas, ING et Deutsche Bank - sont relativement peu capitalisées par rapport aux banques belges, même si leurs coefficients de fonds propres sont supérieurs aux exigences légales. Résultat des courses : sur les 130 banques européennes passées au crible, Argenta arrive en 22e position, devant Belfius (51e), KBC (54e), ING (80e), Deutsche Bank (84e) et BNP Paribas (113e). Solides, nos banques belges sont également moins risquées, note Eric Dor. " Non seulement bien capitalisées, elles présentent aussi des structures de bilan qui les rendent moins fragiles à des perturbations de marché, contrairement à de grandes banques de marché telles que la française Société Générale ou l'allemande Deutsche Bank. Le pourcentage de mauvais crédits est relativement réduit pour les banques belges. Chez KBC, presque la moitié des prêts à problèmes sont couverts par des provisions. Quant à Belfius, elle a un taux de couverture encore plus élevé pour ce type d'exposition ", conclut Eric Dor.