Ce résultat est supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur 1,7 milliard d'euros, selon un consensus établi par le fournisseur de données financières FactSet.

En excluant les éléments exceptionnels, dont les coûts de restructuration et de transformation de la banque de financement et d'investissement, le bénéfice net atteint 2,2 milliards d'euros, en progression de 15%.

Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) est lui aussi ressorti en hausse, de 2,4% à 10,6 milliards d'euros, un niveau également supérieur aux anticipations des analystes.

"Avec un résultat en hausse à 1,9 milliard d'euros, BNP Paribas réalise une bonne performance ce trimestre. (...) Les revenus des pôles opérationnels connaissent une bonne progression malgré l'environnement de taux bas", s'est félicité Jean-Laurent Bonnafé, son directeur général. Ces revenus ont justement grimpé de 4,8%.

Dans le détail, au sein du pôle de marchés domestiques, qui regroupe notamment les activités de banque de détail en zone euro, ces revenus ont progressé de 0,1%, résistant à l'environnement de taux bas qui affecte la marge d'intérêt.

Les services financiers internationaux (+3,9%), dont la banque de détail hors zone euro, l'assurance et le crédit à la consommation se sont mieux comportés.

La rentabilité des fonds propres s'est établie à 10,7%, un niveau supérieur à l'objectif de 10% fixé par le groupe dans son plan stratégique 2014/2016. Cette feuille de route prévoit aussi des économies récurrentes fixées à 3,3 milliards d'euros, dont 3,2 milliards ont déjà été réalisés.

Enfin, en matière de solvabilité, le ratio de fonds propres "dur" (fonds propres et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) atteignait 11,4% fin septembre, en hausse de 0,30 point de pourcentage par rapport à fin juin et très au-dessus des exigences réglementaires.