"Nous ouvrons à nouveau l'enquête sur la banque que nous avions fermée en mai. Lorsqu'il y a de nouvelles informations, nous les examinons et devons voir si nous pouvons trouver autre chose", a expliqué le chef de l'Autorité des marchés financiers (Finanstilsynet) Jesper Berg, à la chaîne de télévision TV2.

Entre 2007 et 2015, quelque 200 milliards d'euros ont transité par la filiale estonienne de Danske Bank à travers les comptes de 15.000 clients étrangers non-résidents en Estonie, a révélé le rapport commandé par la banque danoise.

Une part "importante" de ces transactions a été qualifiée de suspecte, a-t-il souligné. Cela pourrait porter la somme d'argent sale à plusieurs dizaines de milliards d'euros, provenant essentiellement de Russie.

Mercredi, le directeur-général de Danske Bank a démissionné, emporté par le scandale.

Manquements graves

Ces 200 milliards d'euros sont une somme plus importante que le total de 150 milliards de dollars (129 milliards d'euros) de transactions évoqué par la presse ces dernières semaines.

En mai, une première enquête de Finanstilsynet avait dénoncé "des manquements graves dans la gouvernance de la banque", sommée de réserver 5 milliards de couronnes (670 millions d'euros) de son capital à cause du risque accru qu'elle présente.

En août, le parquet financier de Copenhague a ouvert une enquête sur les soupçons de blanchiment de ces capitaux qui proviennent en majorité de Russie et d'autres anciennes républiques soviétiques.

Cette enquête - plus vaste que celle présentée par Danske Bank - est réalisée en coopération avec les autorités estoniennes et devrait aboutir en 2019.

L'institution financière pourrait écoper d'une amende de plusieurs milliards de couronnes.

"Nous ouvrons à nouveau l'enquête sur la banque que nous avions fermée en mai. Lorsqu'il y a de nouvelles informations, nous les examinons et devons voir si nous pouvons trouver autre chose", a expliqué le chef de l'Autorité des marchés financiers (Finanstilsynet) Jesper Berg, à la chaîne de télévision TV2.Entre 2007 et 2015, quelque 200 milliards d'euros ont transité par la filiale estonienne de Danske Bank à travers les comptes de 15.000 clients étrangers non-résidents en Estonie, a révélé le rapport commandé par la banque danoise.Une part "importante" de ces transactions a été qualifiée de suspecte, a-t-il souligné. Cela pourrait porter la somme d'argent sale à plusieurs dizaines de milliards d'euros, provenant essentiellement de Russie.Mercredi, le directeur-général de Danske Bank a démissionné, emporté par le scandale. Ces 200 milliards d'euros sont une somme plus importante que le total de 150 milliards de dollars (129 milliards d'euros) de transactions évoqué par la presse ces dernières semaines.En mai, une première enquête de Finanstilsynet avait dénoncé "des manquements graves dans la gouvernance de la banque", sommée de réserver 5 milliards de couronnes (670 millions d'euros) de son capital à cause du risque accru qu'elle présente.En août, le parquet financier de Copenhague a ouvert une enquête sur les soupçons de blanchiment de ces capitaux qui proviennent en majorité de Russie et d'autres anciennes républiques soviétiques.Cette enquête - plus vaste que celle présentée par Danske Bank - est réalisée en coopération avec les autorités estoniennes et devrait aboutir en 2019.L'institution financière pourrait écoper d'une amende de plusieurs milliards de couronnes.