La crise du coronavirus a ceci de particulier, c'est qu'elle montre que nous sommes entrés dans une société du Big Data, autrement dit des données. Tout est chiffré, non seulement les morts quotidiens - hélas, triple hélas - mais toute l'économie nous est donnée quotidiennement sous la forme de chiffres, de courbes ou de graphiques en direct.

La semaine dernière, la banque BNP Paribas nous a appris par exemple que 25.000 milliards de dollars se sont évaporés en quelques semaines des marchés boursiers. C'est normal quand 3.6 milliards d'êtres humains sont confinés chez eux, dont une partie hélas sans travail, il est normal que la Bourse ne tourne pas rond.

Les cours de certaines actions ont parfois perdu 65 à 75% en un mois. Et certains particuliers peuvent être tentés de se refaire une santé financière en achetant des actions soldées sous prétexte que ce massacre boursier a été injuste et qu'ils vont faire une bonne affaire.

Attention : ce genre de raisonnement ne se vérifie pas toujours. Prenez les actions des compagnies aériennes par exemple : les avions sont cloués au sol à 90 ou 95% et pour l'été, il ne faut pas s'attendre à des miracles.

D'abord, parce que les voyages ne seront sans doute pas autorisés ou du moins pas partout. Ensuite parce que les personnes confinées ne voudront sans doute pas voyager dans l'immédiat et doivent faire face à des dépenses non prévues, sans oublier que les écoles risquent de voir les congés d'été être raccourcis. Bref, les actions des compagnies aériennes risquent encore de souffrir quelque temps.

De même pour les sociétés immobilières commerciales cotées, leurs locataires souffrent le martyr en ce moment et n'arrivent plus à payer leurs loyers. Même lorsque le confinement sera terminé, il n'est pas certain que les citoyens se précipiteront dans ces centres commerciaux pour dépenser à tout va.

Donc, prudence avant de vous avancer dans l'achat d'actions, attendez d'en savoir plus, et bien entendu, vous n'aurez sans doute pas le prix le plus bas, mais au moins vous éviterez de voir votre épargne partir elle aussi en fumée.

Vous vous en doutez, l'actualité est plutôt morose et il n'est pas facile de trouver des informations un peu positives. J'ai fait le travail pour vous : la première information positive, c'est que les sociétés cotées belges ont toutes remises leurs chiffres pour l'année 2019. Et ils sont excellents, c'est même un grand cru avec un bénéfice net en hausse de 70% en moyenne si on exclut l'immobilier et la finance.

Le taux d'endettement a aussi baissé pour être de 48% à la fin 2019, et 48% est considéré comme un taux très sain par les spécialistes.

Bien entendu, l'année 2020 sera mauvaise pour les entreprises mais ces chiffres montrent au moins une chose : nos sociétés cotées sont capables de résister et passer le cap de cette année blanche de 2020. Je sais, on se rassure comme on peut mais il vaut mieux entendre cela que l'inverse.

La crise du coronavirus a ceci de particulier, c'est qu'elle montre que nous sommes entrés dans une société du Big Data, autrement dit des données. Tout est chiffré, non seulement les morts quotidiens - hélas, triple hélas - mais toute l'économie nous est donnée quotidiennement sous la forme de chiffres, de courbes ou de graphiques en direct. La semaine dernière, la banque BNP Paribas nous a appris par exemple que 25.000 milliards de dollars se sont évaporés en quelques semaines des marchés boursiers. C'est normal quand 3.6 milliards d'êtres humains sont confinés chez eux, dont une partie hélas sans travail, il est normal que la Bourse ne tourne pas rond. Les cours de certaines actions ont parfois perdu 65 à 75% en un mois. Et certains particuliers peuvent être tentés de se refaire une santé financière en achetant des actions soldées sous prétexte que ce massacre boursier a été injuste et qu'ils vont faire une bonne affaire. Attention : ce genre de raisonnement ne se vérifie pas toujours. Prenez les actions des compagnies aériennes par exemple : les avions sont cloués au sol à 90 ou 95% et pour l'été, il ne faut pas s'attendre à des miracles. D'abord, parce que les voyages ne seront sans doute pas autorisés ou du moins pas partout. Ensuite parce que les personnes confinées ne voudront sans doute pas voyager dans l'immédiat et doivent faire face à des dépenses non prévues, sans oublier que les écoles risquent de voir les congés d'été être raccourcis. Bref, les actions des compagnies aériennes risquent encore de souffrir quelque temps. De même pour les sociétés immobilières commerciales cotées, leurs locataires souffrent le martyr en ce moment et n'arrivent plus à payer leurs loyers. Même lorsque le confinement sera terminé, il n'est pas certain que les citoyens se précipiteront dans ces centres commerciaux pour dépenser à tout va. Donc, prudence avant de vous avancer dans l'achat d'actions, attendez d'en savoir plus, et bien entendu, vous n'aurez sans doute pas le prix le plus bas, mais au moins vous éviterez de voir votre épargne partir elle aussi en fumée. Vous vous en doutez, l'actualité est plutôt morose et il n'est pas facile de trouver des informations un peu positives. J'ai fait le travail pour vous : la première information positive, c'est que les sociétés cotées belges ont toutes remises leurs chiffres pour l'année 2019. Et ils sont excellents, c'est même un grand cru avec un bénéfice net en hausse de 70% en moyenne si on exclut l'immobilier et la finance. Le taux d'endettement a aussi baissé pour être de 48% à la fin 2019, et 48% est considéré comme un taux très sain par les spécialistes. Bien entendu, l'année 2020 sera mauvaise pour les entreprises mais ces chiffres montrent au moins une chose : nos sociétés cotées sont capables de résister et passer le cap de cette année blanche de 2020. Je sais, on se rassure comme on peut mais il vaut mieux entendre cela que l'inverse.