Analyse boursière : les prévisions d'inflation pour l’Allemagne font "le jeu des faucons de la BCE" selon ING

ING voit des facteurs inflationnistes et déflationnistes.

Redactie ABM Financial NewsPublié 28 nov.

(ABM FN) Alors que l'inflation est restée stable en novembre en Allemagne, "cela fait le jeu" selon ING des faucons de la Banque centrale européenne qui sont opposés à de nouvelles baisses des taux directeurs.

En glissement annuel, les prix à la consommation ont augmenté de 2,3 pour cent en novembre, selon les données provisoires publiées cet après-midi par Destatis, ce qui correspond au taux d'inflation déjà enregistré en octobre. 

Retraitée des prix de l'alimentaire et de l’énergie, l'inflation sous-jacente a pour sa part légèrement baissé, de 2,8 à 2,7 pour cent.

Pour la suite, l'économiste Carsten Brzeski d'ING retient que les perspectives pour sont devenues plus mitigées, avec à la fois des facteurs déflationnistes et inflationnistes.

"D'une part, un euro plus fort, des effets de prix favorables de l'énergie ainsi que des entreprises nationales et étrangères qui transfèrent des produits des États-Unis vers l'Europe à des prix de dumping (vendus à l'exportation à un prix inférieur à celui pratiqué sur le marché intérieur), sont autant de forces déflationnistes", souligne l'économiste.

Ce scénario déflationniste est également étayé par la baisse continue des prix à la production et à l'importation, lesquels constituent traditionnellement "un bon indicateur avancé de l'inflation globale" ajoute Carsten Brzeski.

"D'autre part, on s'attend à une hausse des prix dans le secteur des services et dans l'industrie, et que les investissements que le gouvernement allemand souhaite réaliser entraînent également de nouvelles pressions inflationnistes, du moins dans certains secteurs".

Cela signifierait que l'inflation en Allemagne baissera d'abord à 2,0 pour cent en fin d'année, avant de remonter, prédit l'économiste d'ING.

"C'est pourquoi les chiffres de l'inflation publiés aujourd'hui n'auront guère d'influence sur la réunion de la BCE en décembre, et ne feront que renforcer la position de ceux qui, au sein de la BCE, s'opposent à de nouvelles baisses des taux", conclut Carsten Brzeski.