La fin du tarif social élargi suscite l’ire de la CSC

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La suppression progressive de l’élargissement de l’accès au tarif social pour les Bénéficiaires de l’Intervention Majorée (BIM), qui a été annoncée lundi par le gouvernement fédéral, est une « mauvaise décision » qui pénalisera « les personnes les plus précarisées ainsi que les revenus les plus bas de la société », déplore mercredi la CSC dans un communiqué.

Pour rappel, l’élargissement de l’accès au tarif social avait été mis en place en février 2021. Aujourd’hui, près d’un million de ménages bénéficient aujourd’hui de ce tarif social élargi pour l’électricité et 600.000 ménages sont concernés pour le gaz. L’objectif du gouvernement fédéral est de revenir à la situation pré-2022. Dès le 1er avril, les bénéficiaires du tarif social élargi verront leur avantage diminuer à 75% de l’aide actuelle. Cette réduction passera ensuite à 25% de l’aide actuelle au 1er juillet. Au 4e trimestre 2023, ce tarif social élargi disparaîtra.

« Cette suppression pénalisera les travailleurs à très faibles revenus ainsi que de nombreux travailleurs qui doivent se satisfaire d’une allocation de chômage, d’une indemnité de maladie ou d’une pension« , explique la CSC. Le syndicat chrétien illustre son propos par une étude de la KU Leuven, publiée en décembre dernier, qui révèle notamment que les mesures de compensation adoptées par le gouvernement plombent les ménages moyens et que ces derniers se seraient trouvés en meilleure posture en l’absence de telles mesures.

La CSC dénonce en outre le piège aux revenus engendré par l’élargissement du tarif social pour l’énergie: toute personne qui se trouve un euro au-dessus du revenu maximum perd brutalement le bénéfice de ce tarif. Le syndicat propose à cet égard une réduction progressive de cet avantage pour les personnes qui dépassent le plafond à mesure que leurs revenus augmentent.

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