Le Voka estime qu’un blocage dans le dossier azote entraînerait une perte de plusieurs milliards

Hans Maertens.
Hans Maertens, le patron du Voka. © Belga

Le dossier de l’azote en Flandre reste un sujet de préoccupation pour les autorités et les parties prenantes, qui cherchent à trouver un équilibre entre les impératifs environnementaux et les besoins économiques de l’agriculture.

L’organisation patronale flamande Voka appelle les partis au sein du gouvernement flamand à trouver un accord sur le dossier des émissions d’azote qui empoisonne l’exécutif du nord du pays depuis des mois. “Un blocage total se profile. La Flandre risque d’être mise à l’arrêt, avec comme conséquence directe des milliards de dommages pour tous les secteurs de l’économie”, met en garde le Voka.

Le dossier azote
En Flandre, une grande partie de l’azote provient de l’agriculture intensive, en particulier de l’élevage intensif de porcs et de volailles. Les émissions d’ammoniac provenant des déjections animales et des engrais utilisés pour les cultures sont les principales sources d’émissions d’azote.

Ces émissions ont un impact sur la qualité de l’air, la santé publique et la biodiversité. La qualité de l’air peut être affectée par la formation de particules fines et d’ozone, qui peuvent causer des problèmes respiratoires et cardiaques chez les personnes sensibles. La biodiversité peut également être affectée par l’acidification des sols et des eaux, qui peut entraîner la disparition de certaines espèces végétales et animales.

Pour faire face à ce problème, la Flandre a adopté une série de mesures pour réduire les émissions d’azote, notamment la mise en place de quotas d’émissions pour les exploitations agricoles, des restrictions sur l’utilisation d’engrais azotés, des normes plus strictes pour les systèmes de gestion des déchets animaux, et des mesures incitatives pour encourager les agriculteurs à adopter des pratiques plus durables.

L’organisation patronale rappelle que l’économie néerlandaise, qui a été confrontée au même genre de problème -l’ire des agriculteurs néerlandais ayant donné lieu à des manifestations parfois violentes-, avait souffert de plus de 28 milliards d’euros de dégâts.


Le Voka appelle les trois partis de la coalition au gouvernement flamand à adopter les textes et propositions actuellement sur la table. Le CD&V a quitté la table des négociations dimanche soir, mettant le gouvernement flamand dans une impasse.

Et le président de l’Open Vld Egbert Lachaert a qualifié lundi de “science-fiction” l’idée d’une majorité de rechange, sans le CD&V, pour débloquer le dossier de l’azote, au cœur d’une crise au sein du gouvernement flamand.

“Nous voulons que cette coalition poursuive ensemble”, a-t-il déclaré, mettant en garde contre une ingouvernabilité complète de la Flandre, dont les agriculteurs seraient les premières victimes.

Partner Content