Dermine : « Moins de 20% des projets du plan de relance ont du retard »

Thomas Dermine, secrétaire d'Etat PS à la Relance: "Quand je regarde objectivement l'état de l'économie belge et que je la compare à d'autres pays européens, en fait, ce n'est pas si mal". © Belgaimage

Un peu moins d’un cinquième des projets de réforme ou d’investissement pour lesquels les gouvernements de Belgique ont fait appel à des subventions du grand plan de relance post-covid de l’Union européenne accusent du retard, a exposé mercredi le secrétaire d’État à la Relance Thomas Dermine, en commission de la Chambre.

Le Plan pour la reprise et la résilience de la Belgique bénéficie de 4,5 milliards d’euros de subventions de la FRR (Facilité pour la reprise et la résilience), pièce maîtresse du grand plan Next Generation EU, à condition que le pays atteigne des jalons et des cibles.

Plus de 80% sont déjà atteints ou sont en passe de l’être, selon M. Dermine (PS). Un peu moins de 20% accusent donc du retard, qu’il s’agisse de projets fédéraux, régionaux ou communautaires. 

Différentes causes

Les causes de ces retards varient: la consultation des parties prenantes peut prendre plus de temps que prévu, des complexités techniques peuvent être apparues en cours de route ou des procédures judiciaires peuvent avoir été intentées. 

La réforme des pensions est l’un de ces dossiers en retard, qui empêchent la Belgique de solliciter une première tranche de 850 millions d’euros (après avoir déjà reçu 770 millions d’euros de préfinancement). 

Si elle n’advient pas, le pays pourrait perdre « quelques dizaines de millions d’euros » de la FRR, avait indiqué la Cour des Comptes il y a peu. Mais selon le ministre des Finances Vincent Van Peteghem (CD&V), ce ne serait là que la sanction à court terme, car s’il n’y a toujours rien avant fin juin 2024, ce sont « plus de 300 millions d’euros » qui seraient menacés, a-t-il répondu à une question de Wouter Beke (CD&V).

Le secrétaire d’Etat Dermine ne nie pas que le montant pourrait grimper à « quelques centaines de millions » d’euros, même si les chiffres sont selon lui sujets à interprétation. Quoi qu’il en soit, la ministre des Pensions Karine Lalieux (PS) a bien l’intention de faire aboutir la réforme, a assuré le socialiste. C’est nécessaire pour la viabilité du système des pensions, mais pas question de réformer en raison d’une menace de la Commission européenne, a-t-il ajouté.

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