Festi’vrac, un festival pour (re)sensibiliser au vrac

C’est la quinzaine de l’économie circulaire en Wallonie (du 22 mai au 2 juin 2023), une bonne occasion de remettre le vrac au centre de l’attention des consommateurs. Et quelle meilleure option que de lui consacrer un festival ?

Afin de sensibiliser les consommateurs au vrac, l’asbl ConsomAction organise, ce samedi 27 mai à Namur, Festi’vrac, le premier festival du genre. Son objectif : montrer que faire ses courses en vrac c’est accessible et amusant. Une occasion de découvrir un autre aspect du vrac que celui, un peu caricatural, qui consiste à aller faire ses courses avec des sacs en tissus bio. Et démontrer que l’on peut justement faire ses achats quotidiens dans les magasins vendant en vrac et surtout tout y trouver.

Mais le Festi’vrac, organisé dans le cadre de la la quinzaine de l’économie circulaire en Wallonie (du 22 mai au 2 juin 2023), c’est aussi un programme d’ateliers, d’animations et de jeu tout au long de la journée.

Pourquoi (re)sensibiliser ?

Si le système du vrac est bien entré dans les habitudes wallonnes pour les fruits et les légumes, le baromètre wallon de prévention des déchets alimentaires souligne que les Wallons utilisent encore trop peu leurs propres contenants réutilisables, leur préférant les emballages jetables… qui engendrent de déchets. Déchets dont le nombre ne cesse d’augmenter : « 1,9 milliard de tonnes de déchets d’emballages sont jetées chaque année en Belgique. Cela représente 164 kg par personne par an ! »

ConsomAction saisit cette opportunité pour rappeler que des solutions existent, qui sont adaptées à chaque type d’aliments ou de produits. De plus, acheter une quantité d’aliments, qui correspond aux besoins réels du consommateur, permet également de diminuer le gaspillage alimentaire. Et de souligner qu’« acheter en vrac permet d’agir directement sur la quantité d’emballages produits, de réduire l’utilisation de ressources épuisables et d’énergies fossiles et de limiter les pollutions liées aux emballages en plastique dans les océans, la nature… Choisir le vrac, c’est faire le choix d’une consommation engagée. »

Un secteur à la peine

Fin de l’année passée, le secteur du vrac et du bio tirait la sonnette d’alarme. Si la crise sanitaire avait poussé un nombre de plus en plus important de consommateurs dans ce type de commerces, les crises qui l’ont suivie (guerre en Ukraine, crise énergétique, crise du pouvoir d’achat…) les ont fait fuir.

Le baromètre, réalisé par Biowallonie et ConsomAction en juillet 2022, auprès de 96 commerces, soit l’équivalent d’un tiers des acteurs des trois secteurs (distribution du bio, du vrac et du circuit) en Wallonie et à Bruxelles, soulignait combien ces secteurs étaient à la peine. « Plus de huit acteurs du secteur sur dix (82%) disent avoir vu leur chiffre d’affaires baisser entre le 1er semestre 2021 et la même période en 2022. Pour 12 des commerces sondés, cette baisse est supérieure à 30%. Seuls 4 magasins comptabilisent un chiffre d’affaires équivalent à 2021 et 13 d’entre eux une augmentation du chiffre d’affaires. »

Commerçants et Horeca aussi

Mais le gaspillage alimentaire ne concerne pas uniquement les consommateurs. Commerçants et restaurateurs sont également encouragés à s’impliquer afin de réduire la quantité de déchets et d’emballages à usage unique utilisée quotidiennement. Pour eux aussi le passage au vrac peut être une opportunité. A cette fin, la Wallonie a publié un guide pratique à l’intention des commerces (alimentaires ou non) et de l’HORECA.

« Ce guide a pour ambition de soutenir tous les commerçants et restaurateurs à repenser la gestion de leurs déchets, expliquait la ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier, au moment du lancement de ce guide à la mi-avril, en privilégiant la réduction à la source, et à mettre en place des actions de réduction des emballages à usage unique au travers de conseils pratiques et d’outils concrets. »

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