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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

04/10/11 à 12:15 - Mise à jour à 12:15

VW et MAN : l'heure de la jubilation a sonné

Désormais, à chaque fois que vous croiserez un poids lourd sur l'autoroute avec la marque MAN - et Dieu sait s'il y en a - vous pourrez vous dire que c'est la fin de 253 ans d'indépendance pour cette firme.

Désormais, à chaque fois que vous croiserez un poids lourd sur l'autoroute avec la marque MAN - et Dieu sait s'il y en a - vous pourrez vous dire que c'est la fin de 253 ans d'indépendance pour cette firme. En revanche, pour Volkswagen, qui a racheté MAN, c'est une corde de plus à son arc. Ou, plus précisément, une onzième marque à son tableau de chasse !

Pour le patron de Volkswagen, c'est l'heure de la jubilation. Comme il possède déjà 72 % du capital de la firme Scania, il pourra enfin faire de son groupe un géant mondial du poids lourd. Un géant capable de rivaliser avec les ténors du secteur, les Volvo et autres Daimler. Comment Volkswagen réussira-t-elle ce pari ? Tout simplement en organisant un rapprochement entre le groupe allemand MAN et le suédois Scania, donnant ainsi naissance au n° 1 européen des véhicules utilitaires. Soit dit en passant, ce rapprochement permettra de réaliser des économies de 200 millions d'euros, grâce aux achats groupés.

Revenons quelques secondes en arrière. La simple annonce du rachat de MAN par Volkswagen peut paraître bizarre dans le sens où la fusion est déjà effective depuis juin dernier et que Volkswagen détient d'ores et déjà 56 % du groupe. C'est vrai, mais voilà, un éventuel grain de sable pouvait faire capoter le rêve du patron de Volkswagen. Ce grain de sable, c'était l'autorisation de la Commission européenne. Autorisation qui vient d'être donnée. On peut donc dire que, grosso modo, la voie est libre pour le groupe Volkswagen.

En effet, même l'autorité anticartel a estimé que cette fusion entre MAN et Volkswagen ne portait pas atteinte à la concurrence sur le marché du poids lourd, du fait qu'il reste d'autres acteurs importants, comme Volvo, Daimler, Iveco et Daf.

Le patron de VW, qui a tout de même 74 ans, jubile évidemment, même si son vrai rêve, c'est surtout de réussir la fusion avec Porsche pour en faire la 12e marque du groupe. Mais là, il y a encore un peu de chemin à faire car le dossier est très complexe.

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