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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

23/12/11 à 09:13 - Mise à jour à 09:13

Voiture de société : le feuilleton fiscal ne fait que commencer

La voiture de société a toujours fait fantasmer le belge. Quand la fiscalité de cette voiture de société change - comme c'est le cas pour le moment, pour rapporter ou tenter de faire entrer 200 millions d'euros dans les caisses de l'Etat - il est clair que chacun fait ses calculs.

La voiture de société a toujours fait fantasmer le belge. Quand la fiscalité de cette voiture de société change - comme c'est le cas pour le moment, pour rapporter ou tenter de faire entrer 200 millions d'euros dans les caisses de l'Etat - il est clair que chacun fait ses calculs. C'est ce qu'a fait le bureau social SD Worx pour savoir quel sera l'impact réel de cette décision politique pour les bénéficiaires de cet avantage.

Quelles sont ses conclusions? Les experts de SD Worx sont formels : "Il s'agit d'une perte salariale nette moyenne de 460 euros par an. L'impact sera même plus important pour les cadres supérieurs, qui perdront jusqu'à 842 euros nets par an."

Ce résultat est la conséquence de l'augmentation de l'avantage imposable pour les travailleurs. "Il augmente de 44 % en moyenne", selon les calculs de SD Worx. "Les membres de la direction et les cadres supérieurs peuvent même s'attendre à une majoration de 70 %." La cause de cette augmentation est simple: il s'agit de l'imputation du prix catalogue de la voiture dans le calcul de l'avantage de toute nature.

D'après les statistiques de SD Worx, bien que ce groupe des cadres superieurs ne recouvre que 16 % de la population des travailleurs, il représente tout de même 36 % du nombre total de voitures de société.

Comme l'a indiqué SD Worx au journal L'Echo, cette situation obligera les employeurs à adapter leur politique sur le choix des véhicules pour tenter de diminuer la charge. D'autres patrons pourraient proposer des budgets "mobilité" à l'ensemble de leurs travailleurs qui décideraient de l'affectation du montant.

Si toutes les entreprises font la même chose, il est clair que le gouvernenent qui recherchait 200 millions d'euros par cette voie risque de ne jamais les voir. Ce n'est donc que la première partie d'un feuilleton qui sera plus long que prévu.

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