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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

13/07/11 à 10:12 - Mise à jour à 10:12

Une liste noire des organismes qui spéculent sur les dettes publiques

Lundi dernier, les cours de la plupart des valeurs financières en Europe ont littéralement dévissé, au point que certains n'ont pas hésité à parler de mini-krach boursier. Ce mardi, les cours ont quelque peu repris des couleurs Mais personne n'est dupe : la nervosité va rester extrême sur les marchés, en tout cas, tant que les marchés financiers ne seront pas rassurés sur l'avenir de la dette européenne. Cet été sera sans doute l'été de tous les dangers en Bourse.

Lundi dernier, les cours de la plupart des valeurs financières en Europe ont littéralement dévissé, au point que certains n'ont pas hésité à parler de mini-krach boursier. Ce mardi, les cours ont quelque peu repris des couleurs Mais personne n'est dupe : la nervosité va rester extrême sur les marchés, en tout cas, tant que les marchés financiers ne seront pas rassurés sur l'avenir de la dette européenne. Cet été sera sans doute l'été de tous les dangers en Bourse.

En attendant, les marchés financiers se déchaînent maintenant sur l'Espagne et l'Italie. Mais comme le fait remarquer Edouard Tetreau, un analyste financier reconverti dans le consulting et la rédaction de livres à succès, le problème, ce ne sont pas les marchés financiers (qui est une expression qui est trop générique et ne veut rien dire) mais bien, une bande organisée de spéculateurs qui cherchent à faire tomber les pays de la zone euro.

Dans une interview à La Tribune, Edouard Tetreau reconnait que grâce aux efforts de la banque centrale européenne, cette bande de spéculateurs a raté jusqu'à présent son coup. Elle a même perdu de l'argent sur la Grèce qui n'a pas fait faillite. Mais aujourd'hui cette bande s'attaque à l'Espagne et à l'Italie et demain, ce sera sans doute autour de la Belgique ou de la France. Ce que propose Edouard Tetreau, c'est de mettre cette bande de spéculateur hors d'état de nuire ! Comment ?

La première mesure à prendre par les politiques, c'est de forcer à identifier ces spéculateurs : quels sont les fonds ou organismes financiers qui ont un intérêt à faire tomber la zone euro ? En clair, il faut faire une liste noire avec les noms des organismes qui spéculent et le rendre public. Comme le dit si bien Edouard Tetreau, "au nom de quel masochisme devrait-on continuer de les laisser opérer sur le marché européen ? Nous sommes dans une guerre financière qui ne dit pas son nom".

Autrement dit, la solution doit être radicale. Une institution financière prise en flagrant délit d'attaque sur les dettes publiques européennes doit se voir interdire l'accès aux marchés européens - ni plus, ni moins. Reste à savoir si ce cri du coeur émanant de la part d'un spécialiste sera entendu par nos gouvernants .

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