Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

04/06/13 à 09:36 - Mise à jour à 09:36

Un été pourri devrait donner un coup de pouce économique à la Grèce et l'Espagne

Pourquoi un été complétement pourri serait-il une bonne chose sur le plan économique ? A priori, cela a l'air bizarre de dire cela, mais pas tant que cela ! Voici l'argumentation d'Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends-Tendances.

Tout le monde se plaint de la météo en Belgique et pourtant, il faudrait presque souhaiter que l'été soit vraiment pourri sur le plan météorologique ! Je vous rassure, si je dis cela, ce n'est pas parce que j'ai acheté des actions d'une société qui fabrique des parapluies mais parce qu'un été maussade pourrait donner un grand coup de pouce à des pays comme l'Espagne ou la Grèce !

Voici le raisonnement, tel que j'ai pu le lire dans l'excellente lettre d'information quotidienne envoyé par Marc Gilson, un financier belge. Que dit-il en substance ? D'abord, qu'un pays comme la Grèce est en train de s'en sortir, péniblement, lentement mais il commence à s'en sortir ; même le ministre des finances grecs a avoué à la presse économique qu'il avait bon espoir qu'enfin la croissance serait de retour en 2014 ! Mais ce qu'ajoute le ministre des finances est clair : il faut rester prudent car beaucoup va dépendre des touristes ! S'ils sont plus de 16 millions à venir en Grèce, alors les objectifs seront tenus !

Et donc, c'est clair, que ce soit pour la Grèce, on vient de le voir, mais également pour l'Espagne ou d'autres pays du sud de l'Europe, tous ces pays seraient évidemment bénéficiaires d'un afflux de touristes du nord de l'Europe. Pour cela, il faudrait que l'été au nord soit pourri et que les prix locaux restent compétitifs. Pour le deuxième point, il n'y aucun souci à se faire, les prix en Espagne et en Grèce sont tels qu'un séjour là-bas vous coûtera moins cher qu'un séjour à la côte belge !

En revanche, quant à savoir si l'été sera pourri ou pas, c'est une autre affaire. Mais comme le faisait remarquer Marc Gilson, plutôt que de faire des prévisions, ne faut-il pas se rappeler ce dicton qui dit, je cite : "S'il pleut à la Saint-Médard (8 juin), il pleuvra quarante jours plus tard ; à moins que Barnabé (11 juin) ne lui coupe l'herbe sous les pieds". En clair, si ce prochain samedi est pluvieux et que le prochain mardi n'est pas radieux, alors la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Italie seront sauvés car ils auront un afflux de réfugiés climatiques qui viendront dépenser leurs sous, et les économies locales, par ricochet, s'en porteront mieux. Donc, si l'été est pourri, vous aurez au moins la consolation d'avoir aidé indirectement l'Europe du sud à se redresser, c'est mieux que de payer des impôts, non ? Merci de votre écoute et à demain.

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