Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

17/10/13 à 11:22 - Mise à jour à 11:22

Un accord in extremis

Le pire n'a donc pas eu lieu ! L'Amérique, première puissance économique mondiale ne sera donc pas déclarée en faillite ce jeudi 17 octobre !

En effet, comme vous le savez, la date butoir pour trouver un accord entre l'administration Obama et le Congrès à majorité républicaine était fixée à ce jeudi 17 octobre, première heure. Sans accord pour relever le plafond de la dette publique américaine, les Etats-Unis auraient été déclarés techniquement en faillite. Avec toutes les conséquences catastrophiques que l'on peut imaginer...

Et donc, heureusement le scénario du pire n'aura pas lieu car un accord a été trouvé cette nuit, in extremis, entre les partisans de Barack Obama et les Républicains. Cet accord permet au Trésor américain (l'équivalent de notre ministère des Finances) d'emprunter jusqu'au 7 février et prévoit la réouverture, jusqu'au 15 janvier, des services fédéraux, dont certains sont déjà fermés depuis le 1er octobre.

Dans l'ensemble, l'accord d'hier marque une victoire très claire pour Barack Obama et le camp démocrate. Mais ce triomphe pourrait toutefois être de courte durée, dans la mesure où une nouvelle crise pourrait s'ouvrir début 2014. Autrement dit, les Américains ont évité le pire mais n'ont fait que déplacer le problème dans le temps.

Car au fond, si les Républicains se sont opposés aussi longtemps au relèvement du plafond de la dette publique US, c'est parce qu'ils veulent monnayer leur accord contre l'abandon de l'assurance-médicale mise en place par Obama en faveur des plus démunis. La frange la plus radicale des Républicains estime que Obama introduit l'assistanat aux Etats-Unis et qu'en plus cette assurance-sociale et médicale se traduira par une augmentation des impôts des plus riches. D'où le blocage auquel politique auquel on a assisté et qui a conduit au chômage technique de l'administration américaine pendant 16 jours.

Mais bon, la pression de Wall Street, grand contributeur des élus républicains, a été efficace pour les faire changer d'avis, du moins, jusqu'au début de l'année prochaine. Il était temps car le Trésor n'avait plus que 30 milliards de dollars dans ses caisses c'est-à-dire moins que certains sociétés américaines comme General Electrics, Google ou Apple.

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