Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

03/08/11 à 12:28 - Mise à jour à 12:28

Trop d'emails tue l'email

Dans les entreprises, le courrier électronique est devenu parfois un vrai cauchemar. En gros, trop d'emails tue l'email.

Il est vrai que les emails prennent du temps, le temps de les trier, de les lire, d'y répondre ou de les supprimer, tout cela peut prendre jusqu'à 20 heures par semaine dans certains cas extrêmes. Autant dire que pour certains cadres déjà débordés, le traitement de leurs emails est un facteur de perturbation important. L'arrivée du Blackberry n'a pas arrangé les choses, puisque vos emails arrivent dans votre poche, quand vous êtes en déplacement ou chez vous. De plus, l'employeur qui vous a offert ce joujou attend souvent que vous traitiez ces emails avec rapidité. Bref, le Blackberry a contribué à l'inflation des emails et à la diabolisation de ces mêmes emails.

Aujourd'hui, les chiffres montrent que le courrier électronique s'essouffle. Ce phénomène d'érosion est encore lent mais il est là. D'abord, parce que les jeunes sont les premiers à délaisser le courrier électronique. Mais au profit de quoi ? Tout simplement des messageries instantanées de type MSN ou par Facebook ou via les SMS de leur portable. C'est ce qui explique que seulement 11% des jeunes utilisent encore l'email. En réalité, la baisse du courrier électronique correspond à l'explosion de l'usage des fameux réseaux sociaux, avec Facebook en tête de ces réseaux sociaux. Attention : la mort de l'email n'est pas programmée pour demain, ni même après-demain, ne serait-ce que parce que beaucoup de personnes n'ont pas encore un PC et que donc la demande va rester forte mais, comme l'avance le journal La Tribune, l'email est condamné à évoluer.

Ensuite, il y a un nouveau argument qui joue en défaveur des emails, c'est l'argument "écologie". L'envoi d'un courriel d'un mégaoctet équivaut à l'utilisation d'une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes et donc comme le font finement remarquer mes confrères de La Tribune : une boîte mail ECOLO, c'est donc avant tout une boîte qui est régulièrement vidée !


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