Triodos et les paradis fiscaux: amalgame de faits et de contrevérités

20/04/13 à 04:42 - Mise à jour à 04:42

Source: Trends-Tendances

(Belga) La banque Triodos a rejeté catégoriquement samedi les informations publiées par le magazine Marianne Belgique qui indique que la banque durable a créé des structures offshore au Luxembourg et au Panama. Dans un communiqué, la banque parle d'un "amalgame de faits et de contrevérités" développé par cet article "traitant de certains fonds d'investissement gérés par sa filiale néerlandaise Triodos Investment Management (TIM)".

Dans son édition de samedi, le magazine Marianne Belgique révèle que la banque Triodos, qui base sa communication sur l'éthique et le durable, a également recours, depuis 2002, aux paradis fiscaux pour réaliser certains investissements. Le magazine déclare avoir identifié dix fonds ou sociétés offshore enregistrés au Luxembourg, au Panama ou à l'Ile Maurice, pilotés "en tout ou partie par Triodos, quand la banque n'y investit pas elle-même du capital". Des accusations que la banque Triodos rejette catégoriquement, parlant d'"amalgame de faits et de contrevérités". En ce qui concerne les fonds luxembourgeois, la banque explique que ce sont "des compartiments de sicav Triodos, enregistrés au Luxembourg comme la très grande majorité des sicav distribuées en Belgique et ce, pour en faciliter la commercialisation en Europe. L'administration et la distribution de sicav est en effet une spécialité internationalement reconnue du Luxembourg. Aucune considération fiscale ne motive ce choix". Triodos souligne que quatre fonds d'investissement gérés par Triodos Investment Management "investissent directement dans des banques et institutions de microcrédit dans les pays en développement" et que dans six cas, ces quatre fonds investissent dans d'autres fonds, eux-mêmes également actifs dans les pays en développement. Elle précise que la Banque Triodos "n'est pas le gestionnaire de ces autres fonds qui peuvent être situés dans ce qu'on appelle des juridictions 'offshore'" et souligne que le recours à ce type de structure peut avoir différentes explications (structure juridique insuffisante dans un pays, instabilité politique d'un pays, risque de double imposition, ...). "La position de la Banque Triodos a toujours été que les entreprises dans lesquelles un investissement est fait paient les impôts dûs localement", insiste le communiqué. (Belga)

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