Starbucks menace de suspendre ses investissements au Royaume-Uni

27/01/13 à 05:52 - Mise à jour à 05:52

Source: Trends-Tendances

(Belga) La chaîne américaine de cafés Starbucks a menacé de suspendre des millions de livres d'investissements au Royaume-Uni, s'estimant injustement critiquée par le Premier ministre David Cameron à propos de ses pratiques fiscales, selon le journal Sunday Telegraph.

D'après le journal, qui cite des sources proches de la multinationale, les investissements de quelque 100 millions de livres prévus dans de nouveaux secteurs au Royaume-Uni pourraient être suspendus, sous prétexte que l'entreprise est visée injustement par "des attaques gratuites". Les dirigeants de Starbucks ont, d'après la presse, demandé des entretiens avec le Premier ministre britannique David Cameron après qu'il eut dit que les groupes bénéficiant d'exemptions d'impôts "doivent se réveiller et voir la situation en face". Au Forum économique mondial de Davos, M. Cameron avait déclaré que les groupes devaient "payer leur juste part" d'impôts. "Le Premier ministre nous lance des piques gratuites, alors qu'il s'agit d'un groupe, - on ne devrait pas l'oublier -, qui s'est engagé à payer ses impôts maintenant et à l'avenir", a déclaré une source au sein du groupe citée par le Sunday Telegraph. Starbucks, mais aussi Amazon et Google, avaient été conspuées au Royaume-Uni après des informations révélant que ces grands groupes étrangers payaient très peu, voire pas d'impôts sur les bénéfices, grâce à des artifices comptables comme le paiement de royalties pour l'utilisation de la marque. Starbucks avait confirmé qu'elle n'avait pas payé d'impôts sur son chiffre d'affaires de 400 millions de livres au cours des trois dernières années, mais elle s'est justifiée en soulignant qu'elle ne faisait pas de bénéfices, alors qu'elle emploie environ 9.000 salariés. Néanmoins, début décembre, la multinationale avait annoncé qu'elle allait renoncer à ses pratiques d'optimisation fiscale et payer environ 20 millions de livres supplémentaires d'impôts ces deux prochaines années. (DRM)

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