Sommet européen : dans un parfum d’échec, l'Europe avancera sans le Royaume-Uni
vendredi 09 décembre 2011 à 06h26
Une victoire en demi-teinte. Le nouvel accord pour renforcer la discipline budgétaire dans la zone euro ne sera adopté que par les 17 membres de la zone euro et des pays volontaires en raison du refus de la Grande-Bretagne

© Reuters
Confrontés au risque d'implosion de l'euro, les dirigeants européens cherchaient à rassurer les marchés et ramener ainsi leurs conditions d'emprunt à des niveaux soutenables. Emmenés par l'Allemagne, ils ont opté pour la voie d'un renforcement considérable de la discipline budgétaire, passant notamment par l'interdiction des déficits structurels supérieurs à 0,5% du PIB.
La Belgique, représentée par son nouveau Premier ministre, Elio Di Rupo, a accepté cette nouvelle rigueur. "Dans la mesure où nous assumons nos responsabilités, les nouvelles règles sont celles que nous nous appliquons à nous-mêmes", souligne-t-on dans le camp belge. Le gouvernement a en effet prévu de revenir à l'équilibre budgétaire en 2015. La Belgique se félicite par ailleurs d'avoir évité la création de nouvelles sanctions visant plus précisément certaines politiques socio-économiques.
Mais plus que sur les objectifs, les débats des 27 ont porté sur la manière d'y parvenir. La révision des traités a provoqué d'intenses tensions avec le Royaume-Uni. Londres a refusé la conclusion d'un nouveau traité à 27, mais aussi le lancement formel d'une coopération renforcée. David Cameron parle d'"une décision difficile mais bonne", car les intérêts du Royaume-Uni n'étaient pas préservés.
A défaut, les Européens ont opté pour une solution alambiquée, consistant à conclure entre les 17 pays de la zone euro, et avec six autres pays, un traité ad hoc. Hors du cadre communautaire, celui-ci pourra néanmoins s'appuyer sur les institutions de l'Union.
Les dirigeants ont aussi évoqué les instruments de secours, dont la crédibilité est jugée essentielle pour rassurer les marchés. Si un financement monétaire des dettes par la Banque centrale n'est toujours pas à l'ordre du jour, ils ont prévu que la BCE jouerait un rôle accru de gestion en faveur de la Facilité européenne de stabilité financière (FESF).
Renflouement de 200 milliards d'euros pour le FMI
Ils ont également décidé d'un renflouement du Fonds monétaire international (FMI) à hauteur de 200 milliards d'euros et sur une base bilatérale afin de permettre au Fonds de soutenir en retour d'éventuels pays européens dans le besoin. La directrice générale du FMI Christine Lagarde a expliqué que la confirmation de ces 200 milliards d'euros devait "intervenir sous une dizaine de jours". Elle a salué "un paquet qui va clairement dans la bonne direction", évoquant aussi la discipline budgétaire accrue et l'accélération de la mise en place du futur fonds de secours permanent de la zone euro.
Merkel : un "bon résultat" qui va redonner sa "crédibilité" à l'euro
La chancelière allemande Angela Merkel a estimé vendredi que le sommet européen sur la crise de l'euro avait abouti à un "bon résultat" qui doit permettre à l'euro de regagner sa "crédibilité". En ce qui concerne le FMI, la chancelière allemande Angela Merkel a expliqué que ce dernier serait renfloué par des "prêts bilatéraux" des Etats européens. Selon elle, il s'agit d'"apporter une sécurité supplémentaire pour l'euro avec l'aide d'autres pays non membres de l'Union monétaire". L'idée est de doter l'institution financière internationale des fonds suffisants pour venir en aide, si besoin, à des grandes économies comme l'Italie ou l'Espagne.
Un très bon résultat pour la BCE
Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a qualifié vendredi de "résultat très bon pour la zone euro" les décisions prises lors du sommet de Bruxelles sur la crise de la dette. "C'est un résultat très bon pour la zone euro", a-t-il déclaré à l'issue de la première journée de la réunion. "C'est la base pour un pacte budgétaire avec plus de discipline dans les politiques économiques des Etats membres", a-t-il dit.
Baptême du feu européen pour Elio Di Rupo
Pour son baptême du feu européen, Elio Di Rupo aura été confronté à une négociation ardue et complexe avec ses collègues des 27. Au sortir des tractations, vers 5H30 vendredi matin, il était néanmoins souriant. "Quand je négocie, il me faut quelques nuits, sans quoi je ne suis pas heureux", a-t-il plaisanté avec les quelques journalistes encore présents sur place.
Plusieurs conférences de presse, notamment du Premier ministre belge Elio Di Rupo, ont été convoquées.
LeVif.be avec Belga
Réactions
Restons centré sur l'essentiel. Concernant la dette dite publique, contractée par l'État et ses déclinaisons locales que sont les régions et les communes, l’argent a été emprunté pour assurer l’accès aux services publics qui caractérisent l'État-Providence. Au travers de l'État-Providence s'est le citoyen qui est attaqué. Le secteur public qui est l'héritage des classes laborieuses, ne l'oublions jamais. Tous les plans d'austérité ne ciblent que le secteur public et les classes populaires qui en bénéficient, en exonérant les riches, qui non seulement sont à l'origine de la crise mais continuent à s'enrichir à travers celle-ci sur le dos des citoyens ordinaires - Lorsque j'emprunte pour acquérir un bien, je veux bien payer pour le rembourser, c'est tout à fait normal ; mais je ne suis pas stupide au point de continuer à payer si on me retire sans raison valable la jouissance de mon bien. Or, si on nous dépossède de la possibilité de jouir des services du secteur public pour lequel j'ai payé et ce, uniquement dans le but de le faire passer au secteur privé (ne soyons pas dupes), nous n'avons plus aucunes raisons de continuer à rembourser cette dette illégitime ! Continuer à payer ce serait oublier que, si l’on prend pour exemple de la Sécurité Sociale, ce n’est pas l'État qui finance les caisses, mais les salariés qui payent à la fois pour eux et pour le patronat (dont les cotisations, rappelons-le, proviennent de la plus-value dégagée par le travail). C’est oublier aussi que l’indemnisation du chômage n’est pas davantage payée par l'État... que les entreprises dites « publiques », rapportent davantage qu'elles ne coûtent... et que les salariés des fonctions publiques font les frais de la rigueur salariale. Avec la constitutionalisation des politiques d'austérité, les gouvernements montrent le vrai visage de ce qu'est devenue la manière de gouverner, qui si elle change en effet la vie des citoyens, c'est en les plongeant dans la précarité et ce, au seul profit de la classe possédante ! Ce dont ont surtout peur les marchés, c’est de la simple perspective qu’une partie de la dette d’un État puisse ne pas être remboursée et c’est là que le système dévoile toute sa perversité : Les organismes financiers ont tout intérêt à maintenir leurs débiteurs en état de dépendance, autrement dit, ils pratiquent avec les États le plus grand crédit-révolving du monde, ils prêtent pour rendre possible le remboursement de ce qu’ils ont déjà prêté, parce que l’État est une sorte de super-huissier qui possède tous les moyens coercitifs : loi, police, armée, pour persuader la classe laborieuse de payer toujours plus… Il pourrait utiliser cette force pour mettre les marchés au pas... Non ? C'est tout le contraire en effet et le cas de la Grèce, rendue exsangue depuis que les bons docteurs de la troïka lui admistre son "remède de cheval", doit finir de nous édifier sur les intentions de ces gens-là. La grande originalité de la situation qui se dessine c’est qu’elle révèle, à celles et ceux qui ne veulent pas l'admettre, l’extrême similitude des problèmes qui se posent au prolétariat où qu’il soit dans le monde. Les exploités, avec ou sans emploi, des pays dits « développés » connaissent à leur tour les difficultés que vivent depuis des dizaines d’années leurs camarades du tiers-monde, écrasés par le FMI sous le fallacieux prétexte de la dette et ce, dans l’indifférence générale. Aujourd'hui c'est à notre tour de raquer au bassinet de la spéculation bourgeoise. En Grèce, en Italie, en Islande, en Espagne, au Royaume-Uni, aux USA, en France, en Belgique... c’est le même couperet qui asservit les populations salariales du monde occidental. Face à cette avalanche de mauvais coups qui nous tombe dessus, il est impératif de réagir. Cela suppose de cesser immédiatement de bêler avec ceux et celles, de droite ou de la gauche molle, qui, tout en déplorant la lourdeur de la dette, ne remettent pas en cause le vol caractérisé qu’elle constitue. C'est pourquoi, ce que font actuellement les syndicats n'est pas suffisant ! Le seul mot d’ordre pour réagir au chaos capitaliste, c’est : Faut pas payer ! Seul une grève au finish nous soustrairait à la mainmise de la classe possédante, avec un effacement pur et simple de la dette ! Autrement, il serait illusoire de jamais s'attendre à un quelconque changement. Ce qui nous arrive n'est du à la fatalité, c'est un choix politique qui choisit de faire payer à la multitude les erreurs commises par une poignée de salopard ! Ne comptez plus sur moi pour faire "belle figure", j'en ai fini avec les "belles manières". Mettons cette clique de psychopathes dégénérés au placard et prenons le pouvoir; nous la masse immense des gens encore raisonnables, qui ne demandons qu'à vivre en paix.
@nemrod | 9 décembre 2011 Les journalistes et chroniqueurs pourraient-ils nous expliquer ce que sont les apports de l'Angleterre à l'Union Européenne et pourquoi l'éternelle devise anglaise "diviser pour règner" ne doit plus être considérée comme une actualité "plus vivante que jamais " ? Les apports: 60 Millions d'Euros par jour... Quels sont les apports de l'UE vers le Royaume Uni? La devise anglaise: "Honi soit qui mal y pense"... N'est-ce pas, cher nemrod?
vous devez tous comprendre que les anglais ne font rien comme les autres ,il ne parle pas comme nous , il ne roule pas comme nous, leur cervaux se trouve également a droite,alors pas étonnant , qu'il reste sur leur île on en à pas besoin, pour rappel lorsque le ministre belge a été désigner comme président alors tous s'explique,salut les engliches
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