SNCB - Les syndicats des cheminots dénoncent les propos "méprisants" de Jo Cornu

19/12/13 à 11:37 - Mise à jour à 11:37

Source: Trends-Tendances

(Belga) Emboîtant le pas à la CGSP-Cheminots, le syndicat libéral a dénoncé, jeudi, les propos "méprisants" tenus par Jo Cornu, le nouvel administrateur délégué de la SNCB, à l'égard des travailleurs de la compagnie ferroviaire.

SNCB - Les syndicats des cheminots dénoncent les propos "méprisants" de Jo Cornu

"Le personnel a eu droit à plusieurs courriers depuis l'arrivée de M. Cornu. Mais au lieu d'encouragements de sa part, il a eu droit à des réprimandes alors qu'il ne connaît visiblement pas la situation de la SNCB", a dénoncé Filoteo Africano, le président du SFLP-Cheminots. "Le nouvel administrateur délégué rend les cheminots responsables du non-fonctionnement du chemin de fer d'aujourd'hui. Alors qu'en réalité, l'armée de consultants et les managers ont concocté et avalisé des plans de restructuration dont le seul but était l'augmentation de la productivité et la suppression de personnel opérationnel indispensable au bon fonctionnement du rail", a-t-il poursuivi en pointant également "le manque d'investissements" dont souffre la SNCB. "Révolté" par "le très mauvais message" envoyé par Jo Cornu, le SLFP s'apprête à adresser une lettre au nouvel administrateur délégué afin de lui faire part de son mécontentement. Le syndicat libéral emboîte ainsi le pas à la CGSP-Cheminots qui, mardi, s'était elle aussi élevée contre le "discours irresponsable et provocateur" de Jo Cornu. "Les 35.000 travailleurs de la SNCB sont traînés dans la boue et accusés d'être les responsables du chaos sur le rail alors que la productivité n'a cessé de croître pour atteindre des records de 50% en dix ans! Pour y parvenir, chaque année, sans vraiment se soucier du reste, c'est mille emplois qui disparaissent au gré des humeurs d'un management qui, quant à lui, ne se remet jamais en question", avait notamment souligné le syndicat socialiste. "Le gouvernement aurait-il limogé un piètre entraîneur pour le remplacer par un plus mauvais? ", s'était enfin interrogée la CGSP. (Belga)

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