"Si Base ou Mobistar sont un jour à vendre, je pourrais venir en Belgique"

19/06/13 à 11:49 - Mise à jour à 11:49

Source: Trends-Tendances

Xavier Niel, le fondateur de Free, l'opérateur français qui dérange, s'intéresse au marché belge, qu'il décrit comme une " extension naturelle ". L'interview intégrale de cet entrepreneur hors norme, sixième fortune française, est à découvrir demain dans Trends-Tendances.

"Si Base ou Mobistar sont un jour à vendre, je pourrais venir en Belgique"

Propos recueillis par Antoine Moreno et Gilles Quoistiaux

Trends-Tendances. En un an et demi à peine, vous avez bouleversé le marché du mobile en France avec votre offre illimitée à 19,99 euros. Estimez-vous avoir réussi votre coup ?

XAVIER NIEL. Nous n'avons pas bouleversé le marché. Nous l'avons replacé là où il devait être. En France, les trois opérateurs mobiles historiques ont été condamnés à 534 millions d'euros d'amende par l'Autorité de la concurrence pour s'être réparti des parts de marché. Free a rétabli une véritable concurrence et des prix accessibles au plus grand nombre.

Pourriez-vous débarquer sur le marché belge ?

Si KPN (Ndlr, maison mère de Base) ou France Télécom (Ndlr, maison mère de Mobistar) vendent un jour, je réfléchirai à y venir, mais aujourd'hui il n'y a pas d'acteur à vendre en Belgique.

Pourquoi le marché des télécoms belge intéresse-t-il un acteur comme Free ?

De par sa proximité, de par sa langue commune sur une partie du territoire, la Belgique nous paraît être une extension naturelle. Free a une petite notoriété en Belgique (rires). Pourrait-on faire baisser les prix de tous les acteurs du marché ? Oui, je l'espère. En général, on n'est pas trop mauvais pour ça. Telenet a commencé à jouer un peu ce rôle en Belgique, cela prouve qu'il y a de la place. La première condition est qu'il y ait un acteur à vendre, ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Quant aux nouvelles licences mobiles que l'Etat belge attribue parfois, elles sont trop restrictives. De plus, il est très difficile de déployer de nouvelles antennes en Belgique.

La suite de cet entretien exclusif est à lire demain jeudi dans Trends-Tendances.

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