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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

27/12/12 à 11:42 - Mise à jour à 11:42

Sans l'avouer, RIM joue sa dernière carte avec le BlackBerry 10

Quand on s'appelle BlackBerry, on sait qu'on a un atout de taille : tout le monde connait la marque. Forcément, il y a 80 millions d'utilisateurs de par le monde ! Mais comme l'a appris Nokia à ses dépens, aucune marque n'a la garantie de rester numéro un.

Alors qu'il avait la moitié du marché des smartphones aux Etats-Unis, la marque BlackBerry n'a plus aujourd'hui que 6 à 7% de part de marché. Ses clients professionnels, souvent des cadres d'entreprises, l'ont délaissée au profit de l'iPhone d'Apple, tandis que sur le marché des personnes privées, c'est Samsung qui a raflé la mise !

Et donc, sans l'avouer, la firme canadienne RIM qui fabrique les BlackBerry joue un peu sa carte de la dernière chance durant les prochaines semaines. Plus précisément durant les semaines qui suivront la date du 30 janvier 2013, date à laquelle sera lancé le BB10, le nouveau modèle qui devrait lui permettre de reconquérir une partie de ses clients perdus.

Pour y arriver, ce nouveau modèle, va jouer sur ce qui a fait la force et la réputation de BlackBerry : la sécurité des données, la gestions des messages et la facilité de saisie sur clavier. Autant d'atouts qui vont être améliorés sur ce nouveau modèle. Exemple : BlackBerry a particulièrement soigné la saisie intuitive de texte, une fonction qui permet à un mot d'être complété automatiquement. Sur le BB10, les mots suggérés s'affichent au-dessus des lettres du clavier, "là où le regard se porte" précise le journal Le Figaro. Ce qui n'est pas le cas sur les autres smartphones.

Autre point fort du nouveau modèle : il sera possible d'effectuer plusieurs tâches en même temps sans sortir de son application, comme par exemple passer de la lecture d'un article à ses e-mails, voire afficher les deux sur un même écran !

Mais bon, il n'empêche, redresser les ventes de BlackBerry ne sera pas facile, car la firme canadienne a pris deux ans de retard sur les autres fabricants de smartphones, et il faudra voir si les utilisateurs auront envie de s'initier à un nouvel environnement. Sans compter que si BlackBerry propose un peu plus de 100.000 applications, on est encore loin des 750.000 applications disponibles chez le concurrent Apple. Pour avoir le verdict de cette compétition, il faudra attendre au moins trois mois !

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