Quelque 55.000 chômeurs seraient exclus de leurs droits à partir de 2015

19/11/13 à 18:27 - Mise à jour à 18:27

Source: Trends-Tendances

(Belga) Quelque 55.000 chômeurs, dont une majorité en Wallonie, risqueraient d'être exclus de leurs droits aux allocations à partir du 1er janvier, en raison d'une réforme décidée par le gouvernement fédéral, rapporte le site internet de SudPresse sur base d'une étude du service d'études de la FGTB. Le secrétaire général de la FGTB wallonne, Thierry Bodson, évoque "une véritable bombe atomique sociale".

Quelque 55.000 chômeurs seraient exclus de leurs droits à partir de 2015

Selon le syndicat socialiste, il s'agit de bénéficiaires d'une allocation d'insertion professionnelle (anciennement allocations d'attente). Parmi ces 55.000 chômeurs, il serait question de 35.000 wallons et 9.000 bruxellois. "Nous avions dénoncé cette mesure dès son adoption dans le cadre de la dégressivité des allocations de chômage. Au départ, nous pensions que cela allait priver entre 30 et 35.000 demandeurs d'emploi de leur droit aux allocations dès le 1er janvier 2015. Mais l'analyse de notre service d'études (...) livre un résultat bien pire encore", explique Thierry Bodson, cité par SudPresse. Les allocations de chômage attribuées sur la base des études, ou "allocations d'insertion professionnelle", sont octroyées pour une période de 36 mois, prolongeable sous certaines conditions. L'allocation consiste en un montant forfaitaire. Selon la FGTB, les chômeurs ainsi menacés d'exclusion au 1er janvier 2015 ne sont toutefois pas que des jeunes fraîchement sortis des études. "En fait, ce sont tous ceux qui n'ont pas travaillé au moins 12 mois à temps plein sur 18, ou 18 mois sur 27, en fonction de leur âge. Cela concerne donc tous ceux qui multiplient les petites périodes d'intérim, puis retombent ensuite à l'allocation d'insertion. Même chose pour des temps partiels", poursuit Thierry Bodson, pour qui "dans les faits, l'exclusion du chômage va concerner une très faible minorité de gens n'ayant jamais travaillé". La FGTB demande dès lors au gouvernement de faire "marche arrière" et de supprimer la mesure. (Belga)

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