Un parc d'attractions dédié à la pub ?

08/04/13 à 10:06 - Mise à jour à 10:06

Source: Trends-Tendances

Le Français Fabien Manuel nourrit un rêve un peu fou : bâtir un parc de loisirs dont les attractions reposeraient uniquement sur les univers créatifs des marques commerciales. Bienvenue au pays de Kellogg's, Virgin et Coca-Cola !

Un parc d'attractions dédié à la pub ?

Au début, c'était une blague. Un fake, comme on dit en anglais, pour attirer l'attention des employeurs issus du petit monde des parcs d'attractions. Mais petit à petit, l'idée de Fabien Manuel a séduit et mûri, au point qu'il en a fait aujourd'hui son cheval de bataille.

Directeur artistique au sein de l'agence de pub parisienne CDG, ce Français de 31 ans rêve en effet de bâtir le tout premier parc à thèmes dédié à la publicité. Baptisé Adsland Park, l'endroit ne serait pas à proprement parler un temple à la gloire des marques, mais bien "un vrai parc d'attractions qui rendrait plutôt hommage à leurs univers créatifs", dixit l'intéressé.

On pourrait par exemple y trouver Coca Cola et son Happiness Factory, Virgin et son expérience intergalactique ou encore M&M's et les délires colorés de ses dragées déjantées. Bref, les opportunités sont vastes et presque infinies car, pour Fabien Manuel, "la pub est un art qui mérite d'avoir son propre musée dans le sens ludique du terme".

Rendez-vous dans 10 ans ?

Si le directeur artistique n'est pas encore entré dans la phase de négociations directes avec les marques qui pourraient être intéressées, il n'en reste pas moins convaincu de sa bonne idée et multiplie, à l'heure actuelle, les rendez-vous avec les investisseurs potentiels.

Certes, l'aventure nécessiterait au bas mot un petit milliard d'euros et près de 10dix années de développement, mais le concepteur est confiant et affine aujourd'hui son business model. L'idéal, selon lui, serait d'installer Adsland Park en France, mais Fabien Manuel reconnaît toutefois qu'il choisira l'emplacement final de ce vaste royaume de la pub en fonction des desiderata de ses partenaires financiers, qu'ils soient Canadiens ou Qataris.

Une chose est sûre cependant : le prix du billet d'entrée devrait être nettement inférieur au tarif affiché à Disneyland Paris ou au Parc Astérix, les marques participant elles-mêmes au financement du projet. Normal.

Frédéric Brébant

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