Le nouveau marketing de la peur

16/12/13 à 11:36 - Mise à jour à 11:35

Source: Trends-Tendances

Pour faire parler d'elles sur les réseaux sociaux, les marques jouent de plus en plus sur la corde sensible du frisson. Avec plus ou moins de délicatesse...

Le nouveau marketing de la peur

C'est l'une des grandes tendances de ces derniers mois. Terroriser le consommateur, le plus souvent par procuration, pour lui vendre un produit ou un service. Et lorsque l'on couple cette technique à un autre grand courant publicitaire de l'année 2013, à savoir le recours massif aux caméras cachées, c'est tout simplement bingo sur les réseaux sociaux !

Parmi les nombreux exemples significatifs, citons le récent "carton" réalisé par la marque LG et son écran plat plus vrai que nature qui faisait croire à la chute d'une météorite pendant un entretien d'embauche (près de 15 millions de vues sur Youtube).

Plus fort : la vidéo intitulée Telekinetic Coffee Shop Surprise, censée faire la promotion du film Carrie avec une caméra cachée des plus impressionnantes, affiche quant à elle déjà plus de 50 millions de vues au compteur en deux mois à peine...

Efficace pour faire parler de soi, le marketing de la peur n'est cependant pas qu'un simple gadget pour créer le buzz sur Facebook et Twitter. Il peut aussi revêtir d'autres formes plus subtiles qui font parfois rejaillir les grandes peurs du passé, histoire de pousser le client à l'achat, même dans les secteurs les plus respectables.

Ainsi, pour sensibiliser les foules au risque d'une soudaine perte de revenus, la compagnie d'assurances Delta Lloyd Life vient de lancer la campagne "Votre bunker financier" en collaboration avec l'agence de pub Famous. Au menu de cette action belge qui joue sur la corde sensible du "Jusqu'où iriez-vous pour protéger votre famille ?" (sic) : un concours qui permet à l'internaute de gagner un séjour "dans la plus sûre des maisons de vacances", à savoir un vrai bunker de la Seconde Guerre mondiale transformé en une résidence hyper-confortable. Non, ce n'est malheureusement pas une blague...

Frédéric Brébant

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