Près de 300 affiliés de la CSC ont entouré les Tours Belgacom à Bruxelles

28/03/13 à 11:04 - Mise à jour à 11:04

Source: Trends-Tendances

(Belga) Près de 300 affiliés de la CSC-Transcom ont entouré jeudi matin entre 6H30 et 10H30 les deux tours de la société Belgacom à Bruxelles pour réclamer une revalorisation de leurs salaires. Cette action s'est déroulée dans le calme, selon le syndicat chrétien. Les manifestants ont filtré l'accès aux deux bâtiments sans empêcher les non-grévistes d'accéder à leur lieu de travail.

La CSC-Transcom revendique une revalorisation des salaires des travailleurs, via le système du Merit (mérite). Quelque 6.000 des 15.000 employés de Belgacom sont concernés par la mesure. Le 'Merit' remplace depuis plusieurs années le système de revalorisation barémique. "Nous sommes satisfaits par le taux participation. On s'attendait plutôt à 150 manifestants. Nous voulions adresser un message fort à la direction. Ce n'était pas une action dure car une conciliation reste possible, même si le dialogue social est rompu", a commenté Luc Gouppy, de la CSC-Transcom. Le syndicat chrétien réclame une enveloppe budgétaire de 6 millions d'euros, correspondant à 1% de la masse salariale de l'effectif concerné, en vue d'une augmentation salariale. L'an dernier, le montant atteignait 3,4 millions d'euros et l'année précédente 3 millions d'euros. Le montant pour cette année n'a pas encore été fixé par la direction. Après une récente réunion de conciliation, Belgacom a marqué son intention de négocier l'octroi du Merit, au cours de la troisième semaine du mois d'avril, estimant devoir attendre le résultat des négociations gouvernementales portant sur la norme salariale. Contrairement aux autres syndicats, la CSC-Transcom n'accepte pas de postposer les négociations. "Les points de mérite sont connus. Chacun souhaite savoir ce qu'il représente financièrement", dénonce le syndicat chrétien, qui précise que la revalorisation porte sur les résultats de 2012. "La répartition a lieu généralement en mars et les paiements dès avril. Il n'y a pas de raison d'attendre", conclut M. Gouppy. (MUA)

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