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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

04/03/11 à 09:56 - Mise à jour à 09:55

Pourquoi nos banques se précipitent en Turquie

C'est devenu une habitude. A chaque fois ou presque qu'une banque belge achète une banque à l'étranger, c'est une banque turque.

C'est devenu une habitude. A chaque fois ou presque qu'une banque belge achète une banque à l'étranger, c'est une banque turque. C'était déjà le cas en 2005, quand Fortis avait racheté Disbank pour un petit milliard d'euros. Cela avait était aussi le cas, un an plus tard, quand Dexia s'était offert Denizbank pour 2,4 milliards d'euros. Quant au néerlandais ING, c'est en 2007 qu'il a acquis Oyak Bank pour 2,7 milliards de dollars.

Visiblement, la crise n'a pas arrêté le mouvement. L'assureur belge Ageas vient ainsi de prendre pied en Turquie en rachetant 31 % du capital d'une compagnie d'assurances locale.

Autant le dire, ces acquisitions ne sont pas le fruit du hasard. A chaque fois, les banques en question insistent sur le fait que la Turquie sera leur principal relais de croissance. Pour Dexia, par exemple, les activités en Turquie devraient représenter, à terme, un tiers du total de ses revenus !

La question-clé est : pourquoi cet engouement des banques belges mais aussi des banques étrangères pour la Turquie qui, depuis quelques années, semble être devenu le nouvel eldorado bancaire ? Ce qui les intéresse dans le marché turc peut se résumer en trois points.

Primo, une économie en plein essor avec un taux de croissance parmi les plus élevés au monde. Secundo, la Turquie représente un marché de 75 millions d'habitants, à la fois peu bancarisé et qui a encore un faible taux de couverture en assurance. Cerise sur le gâteau, la situation géographique de la Turquie, aux portes de l'Europe et de l'Asie, lui donne un attrait non négligeable.

Voilà donc pourquoi tous nos financiers se précipitent en Turquie : pour y trouver la croissance qu'ils ne trouvent plus chez nous.

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