Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

09/08/11 à 11:27 - Mise à jour à 11:27

Pourquoi les Bourses dévissent-elles à ce point ?

Ce lundi a été à nouveau une très mauvaise journée pour les Bourses mondiales, tous les indices ont plongé dans le rouge vif et la glissade n'a pas l'air de s'interrompre puisque c'est la onzième séance consécutive de baisse pour la plupart des Bourses.

Du côté de la Bourse de Bruxelles, le BEL 20, l'indice phare de notre Bourse est même revenu à son niveau d'il y a deux ans.

La question, c'est pourquoi les Bourses dévissent-elles à ce point ? Le point de départ de cette chute qui n'en finit pas a été la crise de la dette grecque, le plan de sauvetage concocté le 21 juillet dernier par les dirigeants européens et qui devait calmer les marchés financiers n'a finalement pas convaincu ces marchés financiers et les spéculateurs se sont mis à attaquer les autres maillons faibles de l'Europe et notamment l'Italie.

Ensuite, il y a eu toute une série de mauvaises nouvelles en provenance des Etats-Unis, croissance plus faible que prévue, baisse de la consommation et baisse de l'activité industrielle, autant de mauvaises nouvelles arrivées coup sur coup et qui ont donc jeté le trouble sur la santé de la première économie mondiale et donc par ricochet sur la santé de l'économie mondiale.

Et puis la goutte qui a fait déborder le vase, c'est la dégradation de la note des Etats-Unis, pour la première fois de son histoire. La première économie du monde n'est plus considérée parmi les meilleurs payeurs de la planète. Donc, cette combinaison de difficultés américaines et européennes qui se mélangent, dans un timing épouvantable, en plein coeur de l'été est à l'origine du désordre actuel. En réalité, ce que craignent les marchés, c'est qu'on retombe en récession. Sur le plan technique, on ne peut pas encore parler de krach boursier mais il est clair que quand les cours ne font que baisser depuis 11 jours d'affilée, cela veut dire que les marchés broient du noir et qu'ils sont en attente d'une vraie bonne nouvelle. En attendant cette hypothétique bonne nouvelle, seuls ceux qui ont misé sur l'or et le franc suisse s'en tirent plus que convenablement, les autres doivent attendre que l'orage passe.

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