Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

24/12/10 à 09:42 - Mise à jour à 09:42

Pourquoi le patron de Facebook est la "personnalité de l'année" de Time

Ce qui est fou, dans cette désignation, c'est qu'auparavant, aucun patron de la galaxie Internet n'avait eu droit à cet honneur. Ni les deux fondateurs de Google, ni même Steve Jobs, patron d'Apple.

La fin de l'année est toujours propice aux classements en tout genre. Le magazine américain Time s'en est fait une spécialité en mettant sur sa couverture la "personnalité de l'année". Quelle fut la personne la plus influente du monde en 2010, selon lui ? Un gamin de 26 ans, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, qui arrive n°1 bien avant les grands dirigeants de la planète et bien avant... Lady Gaga.

Ce qui est fou, dans cette désignation, c'est qu'auparavant, aucun patron de la galaxie Internet n'avait eu droit à cet honneur. Ni les deux fondateurs de Google, ni même Steve Jobs, patron d'Apple, qui a tout de même révolutionné les usages mobiles avec l'iPhone et l'iPad.

C'est normal. Facebook, c'est un demi-milliard de personnes connectées, parmi lesquelles on retrouve une bonne part de la génération Y, celle qui sera au pouvoir dans quelques années.

Parallèlement, sur le plan financier, la bulle Internet ne cesse d'enfler. Un seul exemple : Twitter, le site de microblogging, vient de procéder à une levée de 200 millions de dollars, ce qui valorise la très jeune société à 3,7 milliards. Eh oui, c'est la somme que vaut aujourd'hui une société qui permet à ses utilisateurs de s'envoyer des micro-messages de 140 signes !

Quant à Facebook, à défaut d'être cotée en Bourse, la société est déjà évaluée à 41 milliards de dollars, certes moins que les 190 milliards de Google. Pourtant, ces deux firmes se livrent une bataille énorme pour s'approprier ces fameux réseaux sociaux, un Web social dans lequel Google n'arrive pas à s'imposer, contrairement à Facebook.

Ne soyons pas dupes, cependant. Derrière cette bataille de géants, il y a d'abord un enjeu : la maîtrise des données privées que nous laissons quotidiennement sur ces réseaux sociaux. Ces données comportementales valent de l'or pour les publicitaires.

Ce jeune homme de 26 ans, couronné "personnalité de l'année", est pour le moment l'homme qui en sait le plus sur chacun d'entre nous. Cela fait sa force, au sens propre comme au sens financier.

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