Yuan : la "guerre des nerfs" gagne l'Europe

05/10/10 à 14:04 - Mise à jour à 14:04

Source: Trends-Tendances

La crainte d'une "guerre des devises" a poussé l'Union européenne à faire monter la pression sur la Chine. Au coeur du conflit : le yuan, que l'Occident estime volontairement dévalué par l'Empire du milieu, histoire de favoriser ses exportations.

Yuan : la "guerre des nerfs" gagne l'Europe

© EPA

L'Europe a accentué la pression mardi sur la Chine pour qu'elle laisse sa monnaie s'apprécier, au dernier jour d'un sommet entre l'UE et l'Asie, alors que la crainte d'une "guerre des devises" mondiale s'accentue face à la crise économique.

Les trois principaux responsables économiques européens, Jean-Claude Juncker (chef de file des ministres des Finances de la zone euro), Jean-Claude Trichet (président de la Banque centrale européenne) et Olli Rehn (commissaire européen aux Affaires monétaires), ont invité fermement Pékin à plus de flexibilité du taux de change du yuan, à l'issue d'une rencontre avec Wen Jiabao, Premier ministre chinois, à Bruxelles.

Ils ont demandé une appréciation "significative" du yuan, a déclaré Jean-Claude Juncker, reconnaissant ouvertement un hiatus avec Pékin sur le sujet.

La veille, dès l'ouverture du sommet des principaux pays d'Asie et d'Europe (Asem), Wen Jiabao s'était en effet montré ferme en demandant que les taux de change des principales monnaies restent "relativement stables" entre eux. Une manière polie de renvoyer dans les cordes les Européens et les Etats-Unis, qui soupçonnent Pékin de faire de la dévaluation compétitive pour doper ses exportations et sa croissance.

Angela Merkel, la chancelière allemande, a enfoncé le clou mardi en affirmant, à propos de la Chine, que "les taux de change devaient être le plus réaliste possible". Cette confrontation feutrée devrait se poursuivre mercredi à l'occasion d'un sommet UE-Chine prévue à Bruxelles.

Trends.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires