Washington envisage de lourdes taxes sur les importations d'acier et d'aluminium

16/02/18 à 19:02 - Mise à jour à 18:36

Source: Afp

L'administration Trump étudie l'imposition de taxes sur l'ensemble des importations d'acier et d'aluminium ou une taxation encore plus lourde de celles provenant de certains pays dont la Chine et la Russie, voire la mise en place de quotas, a indiqué le ministre du Commerce Wilbur Ross.

Washington envisage de lourdes taxes sur les importations d'acier et d'aluminium

Wilbur Ross © REUTERS

Ces trois options ont été recommandées par M. Ross dans des rapports remis en janvier au président Donald Trump qui s'est engagé à protéger ces deux secteurs contre les importations, à la fois pour en protéger les emplois aux Etats-Unis et pour des raisons de défense nationale. "Chacun de ces rapports est venu à la conclusion que (...) les importations (d'acier et d'aluminium) menaçaient ou nuisaient à notre sécurité nationale. C'est pourquoi nous recommandons ces trois remèdes alternatifs", a déclaré le ministre lors d'une conférence téléphonique.

M. Trump n'a pas encore pris de décision sur l'une ou l'autre de ces options, a précisé M. Ross. Et il pourra décider de les suivre ou non, a-t-il relevé. Première option: les importations d'acier pourraient supporter une taxe globale d'au moins 24% quel que soit leur pays d'origine. Deuxième option: une taxe d'au moins 53% sur celles en provenance de douze pays dont la Chine, la Russie, le Brésil, la Corée du Sud et la Turquie. Troisième option: un quota d'importation équivalent à 63% des importations provenant de chaque pays sur la base des quantités de 2017.

Les propositions pour l'aluminium sont similaires avec une taxation d'au moins 7,7% sur les importations de tous les pays, ou d'au moins 23,6% sur celles en provenance de Chine, Hong-Kong, Russie, Venezuela et Vietnam. L'option du quota serait de 86,7% des importations sur la base de celles de 2017.

Si l'une de ces options était retenue par M. Trump, elle risquerait de déclencher une guerre commerciale avec plusieurs des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis et viendrait s'ajouter à de nombreuses mesures protectionnistes prises par son administration depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2017.

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