Vers une réforme fiscale avant 2014 ?

20/08/13 à 16:11 - Mise à jour à 16:11

Source: Trends-Tendances

L'Association belge des contribuables (ABC) a réclamé mardi une réforme fiscale avant 2014, dès l'élaboration et la finalisation du budget 2014, ainsi qu'un plan de relance de l'économie et de l'emploi.

Vers une réforme fiscale avant 2014 ?

© belga

Devant le cabinet du ministre des Finances Koen Geens, l'ABC a demandé une diminution de l'impôt des sociétés (ISOC) et des personnes physiques (IPP), moyennant pour ce dernier une taxation à 55% (au lieu de 50%) de la tranche dépassant 50.000 euros (environ 700.000 contribuables concernés).

"Le but est de valoriser le travail, rétablir la classe moyenne, relancer l'investissement des PME, la consommation et la création d'emploi", a plaidé Albert Charlier, un "libéral humaniste" président de l'ABC, association cofondée en 2002 par Geoffroy Coomans de Brachène, actuel échevin MR à la Ville de Bruxelles et toujours secrétaire politique de l'ABC. Parmi les dépenses publiques "inutiles", l'ABC cible notamment les provinces.

L'accentuation de la lutte contre les différents types de fraude est un autre moyen à ses yeux de financer la réforme fiscale. En mai dernier, le président du MR Charles Michel avait plaidé devant le Cercle de Lorraine en faveur d'une réforme fiscale après 2014, lorsque les finances publiques auront subi un sérieux assainissement. Le président du cdH Benoît Lutgen l'avait invité à ne pas attendre cette échéance, "après 12 ans de gestion libérale du département des Finances".

Au parlement, une commission mixte Chambre-Sénat a été constituée au printemps dernier afin de déblayer le terrain en vue d'une réforme de la fiscalité attendue après les prochaines élections. La dernière grande réforme fiscale a été adoptée au début des années 2000 par la majorité arc-en-ciel, sous l'égide du ministre des Finances de l'époque, Didier Reynders (MR). L'un des éléments centraux en fut la suppression des deux dernières tranches d'imposition (52,5% et 55%), laissant le taux marginal de taxation des personnes physiques à 50%.

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