Verhofstadt à la Grande-Bretagne : "pas besoin d'une Europe à la carte"

15/01/13 à 18:57 - Mise à jour à 18:57

Source: Trends-Tendances

Le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a exclu ce mardi toute renégociation par la Grande-Bretagne de ses conditions d'adhésion à l'Union européenne, à quelques jours d'un discours attendu du Premier ministre David Cameron sur l'Europe.

Verhofstadt à la Grande-Bretagne : "pas besoin d'une Europe à la carte"

© Belga

"Il ne peut être question d'une renégociation par un État membre des conditions de son adhésion. Ni pour la Grande-Bretagne, ni pour tout autre État membre. Nous avons besoin d'une Union européenne intégrée, pas d'une Europe à la carte, avec son funeste cortège d'exemptions, d'exceptions, de dérogations et autres rabais. Ces divisions sont mortifères pour l'Union car elles tuent le sentiment d'unité", a lancé ce mardi l'ancien Premier ministre belge lors d'un débat dans l'hémicycle strasbourgeois.

David Cameron doit prononcer ce vendredi aux Pays-Bas un discours sur les relations entre son pays et le reste de l'Union. Sous pression d'un courant eurosceptique grandissant au sein de son propre parti, et face à la montée des europhobes du UKIP, le chef du gouvernement britannique a déjà indiqué à plusieurs reprises vouloir rapatrier une partie des pouvoirs délégués à l'Union européenne. Il a promis que les Britanniques pourraient s'exprimer sur la question, tout en restant vague sur les modalités de cette consultation.

"David Cameron doit être honnête avec le peuple britannique et ses partenaires européens. Une renégociation signifie, soit le retrait du Royaume-Uni de l'UE, soit la fin du marché unique et de l'Union européenne. Et ce n'est clairement pas dans l'intérêt des citoyens européens, y compris des Britanniques. En sortant de l'UE, le Royaume-Uni aurait le même statut que la Norvège ou la Suisse, qui payent, mais n'ont rien à dire. Ce serait du suicide pour un pays dont 53% de ses exportations vont vers le continent", a jugé M. Verhofstadt.

"Nous n'avons pas besoin de détricoter ce que nous avons en commun, mais au contraire d'unir nos efforts pour créer une Europe davantage intégrée, fonctionnant mieux et de façon plus cohérente dans un monde de plus en plus interdépendant".

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