Varoufakis "fier du niveau d'imprécision" des réformes grecques

27/02/15 à 14:46 - Mise à jour à 16:09

Source: Belga

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a déclaré vendredi avoir présenté délibérément un programme de réformes flou pour s'assurer l'aval des parlements de la zone euro à un prolongement de l'aide à Athènes.

Varoufakis "fier du niveau d'imprécision" des réformes grecques

Yanis Varoufakis © REUTERS

Le gouvernement grec a transmis en début de semaine la liste très attendue de ses engagements de réformes, condition posée par ses partenaires européens et le FMI à l'extension de quatre mois d'un programme d'aide et au paiment à ce titre de 7,2 milliards d'euros de prêts non encore perçus.

La liste ne comporte pas d'échéances ni d'engagements chiffrés, mais c'est délibéré, a expliqué M. Varoufakis sur les ondes de la chaîne de télévision Antenna TV vendredi, évoquant une "imprécision productive". "Nous sommes fiers de (son) niveau d'imprécision", a dit le ministre.

Il a expliqué avoir eu des entretiens avec certains de ses homologues de la zone euro qui l'ont enjoint à ne pas mentionner de chiffres dans le document "sinon cela ne serait pas approuvé par leurs parlements".

M. Varoufakis s'est exprimé alors que les députés de la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, s'apprêtaient à voter sur l'extension du programme. Ils ont donné leur feu vert à une écrasante majorité même si, a expliqué devant l'assemblée dans la matinée le ministre des Finances allemnd Wolfgang Schäuble, la décision n'était "pas facile".

Les autres pays où le parlement peut avoir à s'exprimer sur l'aide européenne, par exemple la Finlande ou les Pays-Bas, ont opté pour des procédures plus allégées.

Seule la Vouli grecque (le parlement) pourrait encore avoir à voter, mais le gouvernement n'avait pas encore décidé vendredi si ce serait effectivement le cas.

M. Varoufakis a également reconnu qu'à l'heure actuelle "les coffres (de l'Etat) sont vides", alors que le pays doit rembourser des prêts, notamment au FMI, en mars.

Nos partenaires