Vanackere : "Pas d'alternative pour la Grèce !"

20/02/12 à 10:39 - Mise à jour à 10:39

Source: Trends-Tendances

"Je ne vois pas d'alternative, cela doit être bouclé cette nuit" : pour notre ministre des Finances, il n'y a pas d'autre solution, pour la Grèce, que le nouveau plan de sauvetage de 130 milliards d'euros. Même s'il admet que les créanciers d'Athènes devront peut-être accepter des pertes en hausse.

Vanackere : "Pas d'alternative pour la Grèce !"

© Image Globe/Benoît Doppagne

Steven Vanackere, ministre des Finances et vice-Premier ministre, a affirmé lundi matin ne "voir aucune alternative" à l'approbation par l'Union européenne d'un deuxième prêt d'urgence de 130 milliards d'euros à la Grèce.

"Cela doit être bouclé cette nuit", a-t-il déclaré à la VRT-radio, en référence à la réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) qui débute lundi après-midi à Bruxelles. Le ministre CD&V s'attend toutefois à ce que les créanciers publics et privés d'Athènes s'exposent à des pertes accrues.

Le but ultime reste la réduction de la dette grecque à 120 % du produit intérieur brut d'ici 2020.

Vanackere juge "imaginable" que les créanciers de la Grèce soient amenés à faire davantage de concessions

La chancelière allemande Angela Merkel, le chef du gouvernement italien Mario Monti et le Premier ministre grec Lucas Papademos se sont montrés vendredi "confiants dans le fait qu'un accord sur la Grèce puisse être conclu lundi à l'Eurogroupe".

L'aide sur la table comporte deux volets interdépendants : un effacement, par les créanciers privés d'Athènes, de 100 milliards d'euros de dette grecque, et un nouveau plan de sauvetage de 130 milliards d'euros de la part de ses créanciers publics.

Selon Steven Vanackere, il n'existe "aucune alternative" à ce plan, même si les Grecs devront encore légiférer et respecter leurs promesses. Mais le grand argentier belge juge "imaginable" que les créanciers publics et privés de la Grèce soient amenés à faire davantage de concessions, notamment sur les taux d'intérêts.

Ces efforts pourraient aussi toucher des banques belges bien que celles-ci se soient déjà couvertes avec l'inscription de moins values et de provisions, a souligné Steven Vanackere.

Trends.be, avec Belga

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