Une DLU bis en échange d'un impôt sur la fortune

11/08/10 à 16:05 - Mise à jour à 16:05

Source: Trends-Tendances

Partis de droite et de gauche pourraient bien s'accorder sur la création d'un impôt sur la fortune, selon nos confrères de "Trends Magazine", qui en dessinent déjà les contours. Ce "faux impôt" serait accepté en échange d'une nouvelle opération d'amnistie fiscale.

Une DLU bis en échange d'un impôt sur la fortune

© Reuters

En marge des négociations en cours pour la formation d'un gouvernement fédéral, certaines informations font état d'un possible accord entre droite et gauche pour combler le déficit budgétaire. En échange d'une sorte d'impôt sur la fortune, on lancerait une nouvelle déclaration libératoire unique (DLU), révèlent nos confrères de Trends Magazine mercredi sur leur site Internet.

Le nouvel impôt ne serait pas un véritable impôt sur la fortune mais une combinaison de l'augmentation du précompte mobilier sur les intérêts et d'une augmentation du taux de 15 % à 20 % sur les dividendes, avec une diminution de la taxation sur certains produits de l'assurance.

Par ailleurs, le quotidien La Libre Belgique évoquait, dans son édition de mercredi, la possibilité que le futur gouvernement supprime la déductibilité fiscale dont bénéficient les utilisateurs des titres-services. Si rien ne change, le coût de cette déductibilité sera de 911 millions d'euros en 2014, selon le journal.

Amnistie fiscale bis : "totalement inacceptable" pour Groen!

Les écologistes flamands ont qualifié mercredi de "totalement inacceptable" cette idée de lancer une DLU bis. "Une nouvelle régularisation fiscale signifierait que les gros fraudeurs bénéficieraient à nouveau d'un cadeau énorme : ce serait un coup dans la figure des gens qui chaque année paient correctement leurs impôts !", a asséné le député Stefaan Van Hecke.

Groen! n'est pas impliqué dans les aspects socioéconomiques des discussions en cours, précise le parti vert, qui déclare ignorer tout d'un deal comme celui évoqué par nos confrères de Trends Magazine, souligne encore Stefaan Van Hecke.

Trends.be, avec Belga

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