"Une croissance forte et soutenable n'est pas encore garantie"

20/09/17 à 14:01 - Mise à jour à 14:01

Source: Belga

L'OCDE a prévenu mercredi que la reprise de la croissance mondiale n'était pas encore acquise, pointant la faiblesse persistante des investissements de la part des entreprises, ainsi que du commerce mondial et des salaires.

"Une croissance forte et soutenable n'est pas encore garantie"

Image d'illustration © istock

L'institution internationale, qui a actualisé ses prévisions de croissance de juin, a maintenu sans changement à 3,6% sa projection pour l'économie mondiale cette année et a légèrement relevé celle pour 2018 de 3,6 à 3,7%.

"C'est plus qu'en 2016 (3,1%), mais toujours en dessous des valeurs historiques", a-t-elle noté. "La reprise est devenue plus synchronisée dans l'ensemble des pays", a constaté l'OCDE, en particulier en zone euro, dont elle a revu sa prévision de croissance à la hausse cette année de 0,3 point à 2,1%, ainsi que pour le Canada (+0,4 point à 3,2%) et le Japon (+0,2 point à 1,6%).

"Mais une croissance forte et soutenable à moyen terme n'est pas encore garantie", a prévenu l'institution. "La reprise de l'investissement des entreprises et du commerce restent plus faibles que ce qui serait nécessaire pour soutenir une croissance saine de la productivité", a-t-elle souligné.

"La croissance des salaires a été décevante, maintenant l'inflation à un bas niveau", a regretté l'OCDE qui a saisi l'occasion pour appeler les pays émergents à mener "des réformes en profondeur" pour obtenir une croissance forte à l'avenir.

Pour confirmer la reprise, l'institution a aussi recommandé aux banques centrales de maintenir "une politique monétaire accommodante", mais tout en surveillant d'un oeil "la stabilité financière".

Dans le détail, l'OCDE a maintenu sans changement sa prévision de croissance pour les Etats-Unis à 2,1% cette année et 2,4% l'année prochaine. En zone euro, l'Allemagne devrait dépasser la barre des 2% pour se situer à 2,2% cette année et 2,1% en 2018.

En Belgique, "l'investissement privé sera le principal moteur de la croissance"

Pour la Belgique, l'OCDE table sur une croissance de 1,6% cette année et de 1,7% en 2018. "L'investissement privé sera le principal moteur de la croissance, compte tenu du niveau élevé d'utilisation des capacités et des conditions financières favorables. Un redressement des échanges internationaux soutiendra les exportations. La consommation privée sera en revanche freinée par une croissance encore en demi-teinte des salaires réels", souligne l'OCDE dans sa note sur la Belgique.

Pour la France, elle s'attend à une croissance à 1,7% cette année et 1,6% l'an prochain, alors que l'Italie devrait atteindre 1,4% en 2017 et 1,2% en 2018.

Pour le Royaume-Uni, la croissance a "continué de ralentir" et devrait se situer à 1,6% cette année et à peine 1% en 2018, a estimé l'OCDE, confirmant ses prévisions publiées en juin.

Du côte des émergents, l'institution a revu à la hausse ses prévisions pour la Chine, qui devrait atteindre 6,8% cette année (+0,2 point par rapport à juin) et ralentir légèrement en 2018 à 6,6% (+0,2 point)

Le Brésil reste pratiquement inchangé à 0,6% cette année (-0,1 point) et à 1,6% l'an prochain (sans changement).

L'OCDE a toutefois abaissé de 0,6 point à 6,7% sa prévision pour l'Inde cette année et de 0,5 point à 7,2% en 2018, "en raison notamment des effets transitoires de la démonétisation".

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