Tsipras: "Nous avons livré un combat juste"

13/07/15 à 10:35 - Mise à jour à 11:05

Source: Belga

Le gouvernement grec a "livré jusqu'au bout un combat juste", qui a débouché sur un "accord difficile" mais garantissant la "stabilité financière" et la relance en Grèce, a déclaré lundi le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Tsipras: "Nous avons livré un combat juste"

Tsipras arrive pour le sommet de l'EU © BELGA

"La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort (...) nous continuerons à nous battre" pour "les réformes radicales dont la Grèce a besoin", a ajouté Tsipras, à l'issue de 17 heures de négociations pour le renflouement du pays.

L'accord trouvé après dix-sept heures de négociations entre la Grèce et ses partenaires de la zone euro comprend "une large palette de réformes au moyen desquelles, je crois, la Grèce a la chance de revenir sur le chemin de la croissance", a déclaré la chancelière. Mais "le chemin sera long et, si j'en crois les négociations de cette nuit, difficile".

"Le Grexit a disparu", a affirmé pour sa part le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans une brève déclaration à l'AFP, se félicitant de l'accord conclu lundi sur un troisième plan d'aide à la Grèce, qui évite in extremis une sortie du pays de la zone euro. "Nous avons trouvé un accord, il fut laborieux", a aussi souligné Jean-Claude Juncker lors d'une conférence de presse. "Depuis le début, la Commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit".

Une "décision historique" pour Hollande

Le président français François Hollande a salué dans l'accord conclu lundi à Bruxelles "une décision historique" qui "permet à la Grèce de rester dans la zone euro", soulignant en même temps "le choix courageux" du Premier ministre grec, Alexis Tsipras. "La crédibilité de l'Europe aurait été atteinte s'il n'y avait pas eu d'accord aujourd'hui", a affirmé le président français, à l'issue d'un sommet exceptionnel de la zone euro. Il a fait valoir que l'accord comprenait "un reprofilage de la dette" d'Athènes "par un allongement des échéances, des maturités et par une négociation des intérêts".

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